26 juin 2019

Analog Lux ou Lux Prima ?

Premiers rayons de l'été...

 
Après avoir goûté au produit de Drugdealer le mois dernier, une exploration musicale des années 70 était presque inévitable. Et quoi de mieux que Chicago, cet excellent « groupe de pop-rock avec des cuivres », pour illustrer cette période de transition entre la musique hippie et le disco. Retour en 1970 en plein âge d’or du groupe avec cette prestation live de "25 or 6 to 4" extrait de Chicago II. Attention si vous êtes allergiques aux pattes d’eph, aux cheveux longs et aux barbes touffues, passez votre chemin.



Retour en 2019 avec Karen O et Danger Mouse. On pouvait s’interroger sur ce que donnerait ce mélange assez improbable d’une chanteuse, habituée plutôt à un style rock-punk, et d’un producteur à succès (U2, Black Keys). Et le résultat est une pop psychédélique aux influences variées (disco, soul, R’n’B) comme sur "Lux Prima" qui ouvre merveilleusement cet album.



Petit détour par la France avec le dernier album de Eiffel. Le groupe, dont le premier album est sorti il y a presque 20 ans, porte en lui l’héritage de Noir Désir avec son rock électrique et ses magnifiques textes en français. Si le nouvel album fait encore une fois la part belle aux guitares électriques, c’est avec "Chasse Spleen", un single très pop avec un petit quelque chose de Supergrass, que Eiffel revient cette année.




Ah l’été, les vacances, la plage, le soleil et le rythme qui ralentit. Alors quoi de mieux qu’un peu de reggae pour commencer l’été ! Back to 1982 avec Musical Youth et leur tube "Pass the Dutchie". Une petite chanson sans prétention, dont les paroles se passent de traduction, qui n'est là que pour le plaisir de retrouver un instant l'insouciance des 80's.




Et comme le blog psyJAZZpop manque décidément trop de jazz, et pour rester dans une ambiance cool et décontractée, on termine avec "Birk's Work", une reprise sauce électro d'un standard de Gillepsie par le duo Solar Sides (qui commence à dater un peu...).






29 mai 2019

Sean Lennon en vedette

Beaucoup de beaux albums et de belles découvertes…

Le mois de mai a commencé en musique avec le groupe californien Drugdealer et leur dernier album "Raw Honey" produit par Mac DeMarco..
Avec un super son soft 70’s, de belles harmonies vocales, à la fois planant et mélodique et un petit côté décalé, l'album est un vrai délice.




On continue avec le dernier album de Vampire Weekend "Father of the bride". Que dire, que dire si ce n'est que c'est une grosse grosse claque. Avec leur album précédent, le groupe indie-rock américain avait mis la barre très haute et son successeur est tout aussi bon. Beaucoup de variations dans les arrangements, les effets, une parfaite gestion des temps forts et des moments plus épurés, et toujours ces mélodies qui restent immanquablement en tête.
Les 18 titres sont plutôt courts mais d’une incroyable cohérence au point qu’on a l’impression d’entendre un seul et même morceau.




Autre excellente nouvelle, le retour de The Claypool Lennon Delirium avec l'album "South of reality". Quel plaisir de retrouver le duo formé par Sean Lennon et Les Claypool et leur pop-rock psychédélique complètement barrée. Ceux qui ont aimé leur précédent album, "Monolith of Phobos", seront heureux de pouvoir assister de nouveau à leurs batailles (amicales) de chant (le contraste entre les deux voix est parfait), de guitare et de basse complètement affolantes.




The Slow Sliders, groupe français originaire de Nantes, a fait sensation au Printemps de Bourges cette année avec leur rock inspiré de The Smiths.

Si leur album "Glissade tranquille" n'est pas parfait (on pourra leur reprocher des mélodies au chant un peu répétitives), le groupe a développé sa propre identité musicale et possède quelques titres puissants comme le très post-rock "I'm dead anyway".




Un vieux morceau pour terminer avec "Music non stop" de Kent. Non pas le chanteur français mais le groupe suédois, peu connu en France mais qui pourtant a signé un album pop-rock tout simplement génial en l'an 2000 ("Hagnesta Hill").


29 avr. 2019

Printemps de Bourges 2019 : Jour 2

Le vendredi du Printemps de Bourges, depuis quelques années, c’est la Happy Friday : toute une soirée de concerts de 20h00 à 3h00 du matin où une dizaine d’artistes se succèdent sur les 2 plus grandes salles du festival, les spectateurs pouvant passer librement de l’une à l’autre.
Le principe est excellent sur le papier mais ce n’est pas toujours évident de transiter d’une salle de 7000 places à une de 2000 ! Ca bouchonne pas mal d’autant plus que le personnel du Printemps est obligé de limiter l’accès à la salle la plus petite pour des raisons de sécurité. Pour éviter sans doute les mouvements de foule, la programmation entre les 2 salles est assez différente ce soir : au Palais d’Auron les groupes sont plutôt catalogués pop-chanson française alors qu’au W on fait dans le rock-électro.
On pourra regretter aussi dans l’ensemble un manque d’attention du public : le fait que les spectateurs puissent changer de salle à tout moment fait qu’il y a beaucoup de mouvements et de bavardages qu’on remarque énormément lors des morceaux les plus calmes.


Inuit

Inüit a la tache compliquée d’entamer cette longue soirée mais pari réussi pour le groupe qui capte le public du W avec leur rock indé à la fois tribal (beaucoup de percussions) et sophistiqué (on pense à Vampire Weekend ou Concrete Knives)




Suzane

Direction le Palais d’Auron pour écouter Suzane. Seule sur scène avec son looper, la jeune chanteuse donne dans la chanson française sur fond d’électro. Pas le temps vraiment de se faire une opinion malheureusement car un autre concert va commencer dans l’autre salle.




Jeanne Added

Retour au W pour le véritable show de Jeanne Added. Avec une parfaite maîtrise du son (pas évident dans cette salle immense), la chanteuse fait monter petit à petit la tension dans chaque chanson aidée par une voix parfaite de puissance et de justesse. Musicalement c’est parfait, on est très proche des versions studios en terme d’arrangements mais les morceaux s’agrémentent en plus de longues parties instrumentales très électro.




Skip The Use

Désolé pour Flavien Berger qui passait au Palais d’Auron en parallèle, on reste au W pour écouter Skip The Use. Le groupe français, séparé depuis 3 ans, s’est reformé juste avant le Printemps.
Premier bilan : le leader du groupe Mat Bastard sait y faire pour mettre l’ambiance : il fait chanter le public, le fait s’asseoir, le fait pogotter et fait même jouer les 7000 spectateurs à « 1,2,3 soleil » ! Sorti de ça, musicalement, pas grand-chose à se mettre sous la dent, les chansons s’enchaînent sans réel temps fort, peut-être à cause d’un son un peu brouillon.




Clara Luciani

Direction le Palais d’Auron pour la sensation pop française du moment, Clara Luciani. La chanteuse ne sera pas aidé par le son de la salle, assez médiocre, où les basses sont aux abonnées absentes et où sa voix semble perdue dans le mix. Heureusement, ces titres plus intimistes permettent d’apprécier à sa juste valeur sa voix et l’élégance de ses compositions.




Cats on Trees

Argh, encore un artiste raté en parallèle au W, et pas des moindres, Thérapie Taxi. Dommage…
Mais le concert de Cats on trees valait le coup. Monté sur une estrade circulaire, le duo (lui à la batterie et elle aux claviers) font un show très pop, léger et décontracté. Le groupe sait faire durer ses morceaux et créer une complicité avec le public, c’est sympathique et entraînant.




Ofenbach

Retour dans la grande salle du W, pleine à craquer pour écouter et danser sur Ofenbach. Le duo de DJ, perché en haut d’une petite tour montée sur la scène, remixe des classiques du rock (Red Hot, Queen, Rage Against The Machine…). Mais il sait aussi assurer le spectacle en faisant intervenir en live chanteurs, batteurs et guitaristes. Etonnant !