18 janv. 2026

Tame Impala, The Last Dinner Party, Sprints et les Beatles : encore un petit goût de 2025

On commence 2026 avec quelques excellents albums sortis en fin d'année dernière.

The Last Dinner Party - "From The Pyre"

Le combo féminin britannique est bon pour le bûcher ("The Pyre" en anglais).
Avec ses harmonies vocales omniprésentes, il est vrai que l'ambiance de l'album est parfois tribale ou digne d'une réunion de sorcières.
Les guitares électriques font basculer la balance côté rock comme sur "Rifle", la pièce maîtresse de ce nouveau disque.
The Last Dinner Party prouve qu'on peut encore proposer quelque chose d'original et grand public dans l'univers pop-rock.


Tame Impala - "Dead Beats"

Chaque nouvelle production de Tame Impala est attendue de pieds fermes, tous leurs albums remportant de nombreux prix depuis "Innerspeaker" en 2010.
Avec "Dead Beats", Kevin Parker, l'homme qui se cache derrière ce groupe, délaisse son psyché rock pour une pop électronique vintage. Les sonorités sont plus 80's et les guitares presque aux abonnés absents.
Malgré des arrangements qui sonnent parfois très "home studio", le charme opère et quelques morceaux renouent avec le Tame Impala qu'on aime, psychédélique et relevé ("Dracula").



Sprints - "All That is Over"

A peine un an sépare "All That is Over" de son prédécesseur "Letter To Self". Les irlandais de Sprints n'ont en rien perdu leur verve rock garage endiablée portée par le chant incantatoire de Karla Chubb. La recette est toujours aussi efficace : morceaux qui montent en puissance doucement jusqu'à exploser toutes guitares et voix dehors.
Ca fonctionne particulièrement bien sur "Something Gonna Happen" et "To The Bone".


The Beatles - "Anthology 4"

Les Beatles ont une actualité, on n'en a pas parlé sur ce blog mais il est encore temps de se rattraper.
30 ans après la sortie d'Anthology (déroulé en 3 volumes au milieu des années 90), voici donc le quatrième disque qui est surtout l'occasion de proposer des versions toilettées avec l'IA des deux inédits de l'époque "Free As a Bird" et "Real Love". Grâce à cette technologie miraculeuse, la voix de Lennon (enregistrée à l'origine chez lui sur un petit magnétophone) retrouve de la clarté et de la présence.
Le reste de l'album comporte peu de vrais nouveautés (beaucoup de matériels étaient présents dans des coffrets "Anniversary" sortis ces dernières années) mais on notera quand même quelques échanges de studio sympathiques et des versions alternatives que les fans apprécieront ("I Need You", "In My Life"," If I Fell").



27 déc. 2025

Nos albums pop-rock préférés de 2025

Arcade Fire, The Black Keys, Snow Patrol, Franz Ferdinand mais aussi des rééditions des Beatles et de Pink Floyd... Les pointures ont répondu présent en 2025 !

Voici donc quelques-uns de nos albums préférés chroniqués cette année.

 

Pulp - "More"

25 ans après son précédent album, le retour de Pulp c'est celui qu'on n'attendait pas. La britpop est toujours au top ("Tina"), c'est incontestablement un des meilleurs albums de cette année !


 

Wolf Alice - "The Clearing"

Une pop old school avec beaucoup de variations où la voix de la chanteuse Ellie Rowsell est au centre de tout"The Clearing" contient énormément de bons morceaux ("Just Two Girls" va tourner longtemps encore sur les platines). Un énorme coup de coeur ! 


 

Wet Leg - "Moisturizer"

Les britanniques de Wet Leg bousculent la scène indé. Du riff de basse de "CPR" aux chœurs chorale de "U And Me At Home", les morceaux s'enchaînent dans un enthousiasme électrique où guitares et voix s'harmonisent. Un régal ! 

 


The Divine Comedy - "Rainy Sunday Afternoon"

De superbes mélodies, de la pop symphonique, une magnifique voix de crooner, des paroles au style inimitable, le tout empreint de mélancolie. Avec des titres comme "Achilles" ou "I Want You", plus de 30 ans après ses débuts Neil Hannon n'a rien perdu de sa classe et de son talent.


  

Michael Kiwanuka - "Small Changes"

L'album est sorti fin 2024 mais chroniqué en tout début d'année. Avec son songwriting folk et soul ("One And Only"), le disque est une véritable plongée dans des sonorités 70's douces et chaleureuses.


 

 

22 nov. 2025

Wolf Alice, Ash, Air, Feu! Chatterton : des perles de chaque côté de la Manche

Wolf Alice - "The Clearing"

Le groupe britannique sort cette année son quatrième album. S'il qualifie sa musique de "rocky pop", ce sont de véritables touche à tout depuis leurs débuts : folk, électro, grunge... Des morceaux très rock ont en tout cas forgé leur réputation.
Aujourd'hui, adieu les guitares saturées, "The Clearing" est complètement pop : production léchée, piano, cordes, de quoi dérouter les fans de la première heure.
De la pop certes, mais une pop old school avec beaucoup de variations où la voix de la chanteuse Ellie Rowsell est au centre de tout. Une voix qui parfois susurre, parfois explose, enregistrée avec un peu de saturation, en résumé une voix qui fait le show.
Bâti pour plaire au plus grand nombre, "The Clearing" contient énormément de bons morceaux : on relèvera "Thorns" pour son chant tout en puissance, "Just Two Girls" pour son entrain irrésistible, "White Horses" chantée par le batteur du groupe sur un riff de guitare acoustique au rythme rock très syncopé, et "The Sofa" pour sa mélodie entêtante. Un des coups de cœur de cette année !


Feu ! Chatterton - "Labyrinthe"


Impossible de passer à côté du nouvel album des français de Feu! Chatterton tant il a été porté aux nues dès sa sortie.
Passé le premier morceau très (trop ?) calibré pour la radio, force est de constater que ces critiques élogieuses sont justifiées.
Des textes exceptionnels, une musique mélangeant électro et rock, qui sort résolument du lot dans le paysage de la chanson française (notamment sur "L'étranger" et "Sous La Pyramide" avec sa longue intro musicale au synthé).
Sous le phrasé toujours aussi caractéristique du chanteur Arthur Teboul, les paroles mêlent espoir ("Allons Voir"), illusions perdues ("A Cause Ou Grâce", "Ce Qu'on Devient"), engagement ("Mon Frère"), ou deuil (le bouleversant "Milles Vagues") avec un sens de la formule et une poésie uniques à l'heure actuelle.

 


Ash - "Ad Astra"

Deux ans après "Race The Night" (dont était tiré le magnifique single "Oslo"), les irlandais de Ash sont déjà de retour avec un nouvel album.
Le disque s'ouvre sur une version rock de "Ainsi parler Zarathoustra". Ca donne le ton : nous voilà parti pour un voyage intergalactique dans la démesure et le second degré. On pose le cerveau, on se laisse porter, décollage !
S'enchaînent alors plusieurs chansons très efficaces comme les anglais savent faire : des hits pops ("Which One Do You Want", "Give Me Back My World", "Keep Dreaming") et des plus électriques ("Fun people"). Tous les ingrédients sont en place pour divertir l'auditeur y compris une reprise sautillante de "Jump in The Line" d'Harry Belafonte, chanson qui, pour ma part, me replonge dans un autre univers fantastique... celui de Beetlejuice.
Le voyage se termine en apothéose avec le morceau "Ad Astra" accompagné d'un long solo de guitare épique (mais surtout de Graham Coxon de Blur !). S'il ne révolutionne pas le genre, "Ad Astra" est un album 100℅ distrayant.


Air - "The Virgin Suicides Redux"

En 2000, la French Touch bouleverse l'industrie musicale. Cette année-là, après avoir remporté un grand succès avec leur premier album "Moon Safari", le groupe français Air signait la bande originale du film de Sofia Coppola "The Virgin Suicides".
Au fil du temps, ce disque est devenu une référence et, pour fêter ses 25 ans, il ressort avec quelques versions alternatives mais surtout un nouveau mix analogique qui ravira les adeptes du groupe.
On redécouvre avec bonheur tous ces petits bijoux instrumentaux comme "Dirty Trip" ou "Bathroom Girl" sans oublier 
"Playground Love" chanté par Thomas Mars le leader de Phoenix, autre groupe culte Versaillais. La patte sonore de cet album c'est une alchimie parfaite entre des synthés vintages, des guitares acoustiques, le tout appuyés par une batterie fantastique... et bien sûr des thèmes mélodiques percutants.