19 mars 2026

Pléthore, Say She She, Congratulations et The Clause : combo rock-électro-disco

Pléthore - "Digital Dream"

On ne cesse de le constater sur ce blog, la France regorge d'artistes talentueux. Ca se vérifie une fois de plus ce mois-ci avec le collectif français Pléthore. Leur premier album "Digital Dream" est un petit bijou de dreamp pop bien de chez nous. On y retrouve des nappes électroniques, des tempos électros, des basses qui groovent, des guitares funky et même un peu de vocoder ("Atlantic"). Dès le premier morceau (parlé), le ton est donné : nous voici embarqué pour un voyage sonore dans le calme et la douceur des synthés. Vol réussi et agrémenté de quelques collaborations comme l'excellent "Angel" avec Oléma.  


 

Congratulations - "Join Hands"

Le premier album du groupe britannique Congratulations est véritablement l'OVNI du mois. 
Si, à la première écoute, guitares, synthés et batteries semblent nous replonger dans les sonorités des années 80 américaines, le groupe multiplie les breaks instrumentaux, les changements de tonalités pour brouiller les références et apporter une énorme dose d'originalité à leur musique.
Après une première partie d'album complètement euphoriquedu Kim Wilde sous acide, où les tubes et les bonnes idées s'enchaînent ("Nevagonna", "Fought 4 Love", "My Hair", "This Life") la deuxième partie est encore plus barrée ("Jonny Hands") mais perd un peu en cohérence. Pas grave, on retiendra le meilleur et surtout que ce groupe est à surveiller dans les années à venir.


Say She She - "Cut & Rewind"

"Cut & Rewind" est le troisième album des américains de Say She She, sorti en fin d'année dernière. C'est assez rare sur ce site, mais ce disque est un petit bonheur de disco-soul 70's. Hyper arrangé, avec comme il se doit 
une section rythmique basse batterie bien mise en avant pour le côté disco, le disque fait également la part belle aux harmonies vocales ("Under The Sun") pour le côté soul. Difficile de ne pas tomber sous le charme de cet héritage rétro parfaitement maîtrisé (irrésistible "Disco Life") avec des mélodies entêtantes ("Possibilities") et originales ("She Who Dares").



The Clause - "Victim of a Casual Thing"

On le sait depuis longtemps mais régulièrement un groupe nous le rappelle, y a pas mieux que les anglais pour faire du pop-rock.
Le premier album de The Clause en est une nouvelle fois la preuve. D
es arrangements guitare-basse-batterie, un peu de saturation et des mélodies simples et efficaces ("I Don't Care, "Tell Me What You Want"), on navigue en eaux connues mais le groupe offre suffisamment de variations et de dynamisme pour qu'on ne s'ennuie pas une seconde. Certaines références sautent aux oreilles (Oasis ou Kasabian sur "Element"), rien de vraiment original donc mais on est encore une fois emballé. Trop forts ces anglais !



12 févr. 2026

The Cribs, Miles Kane, Melody's Echo Chamber, Pink Floyd... Ambiance psyché-rétro-rock

The Cribs - "Selling a Vibe"

20 ans de carrière déjà et ce nouvel album de The Cribs s'annonce comme la sensation rock du début d'année.
Le trio de frères, habitué à des sonorités punk, prend un virage plus pop pour l'occasion.
Rien de vraiment innovant dans le fond ou dans la forme mais des morceaux feel-good, des mélodies accrocheuses ("Dark Luck", "Looking For The Wrong Guy", "Summer Seizures") et une production impeccable.
Il faut dire qu'il y a du beau monde derrière les manettes : Patrick Wimberly (MGMT) et Gordon Raphael (The Strokes) entre autres (d'ailleurs le titre "Never The Same" sonne furieusement Strokes).
Retour gagnant pour le combo anglais !




Miles Kane - "Sunlight in the Shadows"

On ne présente plus Miles Kane, musicien britannique, cofondateur avec Alex Turner de The Last Shadow Puppets, qui suit une carrière solo depuis une dizaine d'années maintenant.
Ce nouvel opus nous offre une collaboration de haute volée puisque les morceaux ont été coécrits avec Dan Auerbach, le leader des Black Keys.
Et ça se ressent dans l'ambiance glam rock et les sonorités seventies de cet album tout aussi efficace que les derniers disques des Black Keys.
L'album comporte son lot de tubes imparables ("Love is Cruel", "Coming Down The Road") et de jolies ballades ("Always And Over My Head" qu'on croirait sorti d'un album de Lennon période Lost Week-end).




Melody's Echo Chamber - "Unclouded"

Derrière Melody' Echo Chamber se cache la musicienne française Melody Prochet, ancienne compagne de Kevin Parker du groupe Tame Impala.
Si l'idylle n'est plus d'actualité, la musique de Melody, elle, flotte toujours dans un univers pop psychédélique très proche de celui de Tame Impala.
Une voix douce, des arrangements mêlant cordes et guitares bourrées d'effets ("In The Stars", "Eyes Closed"), "Unclouded" est aussi relaxant que planant.





Pink Floyd - "Wish You Were Here (50th Anniversary)"

Ce magnifique coffret anniversaire est sorti en fin d'année dernière pour le plus grand bonheur des fans. Outre une version remasterisée de l'album, le coffret comprend un disque de versions alternatives (avec notamment les superbes premières démos de "Welcome To The Machine" et une version de "Have a Cigar" chantée par Roger Waters au lieu de Roy Harper sur l'album original) et un disque d'enregistrements en concert. Ce disque live permet notamment de savourer une grande partie de l'album précédent ("The Dark Side of The Moon") mais surtout des chansons encore à l'état d'ébauche qui se retrouveront sur le disque suivant ("Animals") : "Raving And Drooling" (qui deviendra "Sheep") et "You've Got To Be Crazy" (qui deviendra "Dogs").



 

18 janv. 2026

Tame Impala, The Last Dinner Party, Sprints et les Beatles : encore un petit goût de 2025

On commence 2026 avec quelques excellents albums sortis en fin d'année dernière.

The Last Dinner Party - "From The Pyre"

Le combo féminin britannique est bon pour le bûcher ("The Pyre" en anglais).
Avec ses harmonies vocales omniprésentes, il est vrai que l'ambiance de l'album est parfois tribale ou digne d'une réunion de sorcières.
Les guitares électriques font basculer la balance côté rock comme sur "Rifle", la pièce maîtresse de ce nouveau disque.
The Last Dinner Party prouve qu'on peut encore proposer quelque chose d'original et grand public dans l'univers pop-rock.


Tame Impala - "Dead Beats"

Chaque nouvelle production de Tame Impala est attendue de pieds fermes, tous leurs albums remportant de nombreux prix depuis "Innerspeaker" en 2010.
Avec "Dead Beats", Kevin Parker, l'homme qui se cache derrière ce groupe, délaisse son psyché rock pour une pop électronique vintage. Les sonorités sont plus 80's et les guitares presque aux abonnés absents.
Malgré des arrangements qui sonnent parfois très "home studio", le charme opère et quelques morceaux renouent avec le Tame Impala qu'on aime, psychédélique et relevé ("Dracula").



Sprints - "All That is Over"

A peine un an sépare "All That is Over" de son prédécesseur "Letter To Self". Les irlandais de Sprints n'ont en rien perdu leur verve rock garage endiablée portée par le chant incantatoire de Karla Chubb. La recette est toujours aussi efficace : morceaux qui montent en puissance doucement jusqu'à exploser toutes guitares et voix dehors.
Ca fonctionne particulièrement bien sur "Something Gonna Happen" et "To The Bone".


The Beatles - "Anthology 4"

Les Beatles ont une actualité, on n'en a pas parlé sur ce blog mais il est encore temps de se rattraper.
30 ans après la sortie d'Anthology (déroulé en 3 volumes au milieu des années 90), voici donc le quatrième disque qui est surtout l'occasion de proposer des versions toilettées avec l'IA des deux inédits de l'époque "Free As a Bird" et "Real Love". Grâce à cette technologie miraculeuse, la voix de Lennon (enregistrée à l'origine chez lui sur un petit magnétophone) retrouve de la clarté et de la présence.
Le reste de l'album comporte peu de vrais nouveautés (beaucoup de matériels étaient présents dans des coffrets "Anniversary" sortis ces dernières années) mais on notera quand même quelques échanges de studio sympathiques et des versions alternatives que les fans apprécieront ("I Need You", "In My Life"," If I Fell").