25 mai 2026

Les disques qui m'ont marqué #9 : Angus & Julia Stone - Angus & Julia Stone (2014)


Mais que vient faire cet album au milieu de disques mythiques comme "Abbey Road" ou "OK Computer" me direz vous ? 
Je crois ne jamais l'avoir vu figurer dans une quelconque liste des meilleurs albums de tous les temps.
 
Pour comprendre ce choix retour en 2014, époque où la FNAC avait encore un magasin dans le centre ville de ma petite Préfecture de Province. 
Et comme souvent, je profite de la présence de cette boutique pour errer dans les rayons à la recherche d'idées cadeaux pour des anniversaires à venir.
 
Mais, sans que je ne m'en rende compte réellement, mon esprit est bercé par les sonorités d'un disque qu'un des responsables de rayon diffuse dans le magasin : guitares dépouillées, voix trainantes masculines et féminines entremêlées, mais pas toujours parfaitement synchrones (ce qui en fait aussi tout son charme), dessinent une ambiance rock calme et posée qu'on pourrait imaginer comme étant celle d'une nuit de fin d'été un brin mélancolique.
Les chansons s'enchaînent dans cette atmosphère lancinante jusqu'au climax final : "Main Street" et "Crash + Burn". La guitare électrique se fait plus rugueuse, la tension monte d'un cran mais maîtrisée, sans excès. Une sorte de sérénité torturée.
Wahou, joli voyage.
 
N'ayant aucune idée de qui est l'auteur de ces petites merveilles, je m'approche du comptoir du rayon musique pour voir la pochette du CD qui est en train de passer : "Angus & Julia Stone". Pas de titre, simplement le nom du groupe.
Je connaissais vaguement ce duo de frère et sœur, ils avaient cartonné quelques années avant avec le tube "Big Jet Plane"
Ni une ni deux l'album est acheté.
Fin de l'histoire. 
Ou presque. 
 
Depuis, l'intégralité des albums du groupe a enrichi ma discothèque sans jamais vraiment décevoir. On y retrouve invariablement cette ambiance délicatement tendue, de l'album "Down The Way" à "Cape Forestier" en passant par "Life is Strange" au point qu'il m'est presque impossible (en exagérant un peu mais à peine) de citer un titre de chanson d'un de ces disques que j'ai pourtant écouté maintes fois... 
Hormis l'album "Angus & Julia Stone". Dès les premières notes de "A Heartbreak", le voyage entamé en 2014 dans cet obscur magasin FNAC reprend. L'esprit s'évade. C'est la magie inexplicable de la musique ! 




27 avr. 2026

Archive, The Notwist, McCartney... C'est l'expérience qui parle !

 Archive - "Glass Minds"

Trente ans après leur premier album, Archive est toujours un groupe incontournable dans le monde du rock progressif.
Très inspirés, avec une production aux petits oignons, les anglais, comme à leur habitude, mêlent les styles et les influences  (rock, électro, psyché...).
Mais loin de n'être qu'une réussite technique, "Glass Minds" contient une flopée de morceaux qui montent en puissance et vous prennent aux tripes ("Look At Us" et ses guitares en boucle, "So Far From Losing You" avec son changement de tonalité et sa fin épique, "When You're This Down").
On ne les attendait pas forcément à ce niveau, Archive est décidément un groupe qui se bonifie avec le temps.



The Notwist - "News From Planet Zombie"

D'autres dinosaures au programme ce mois-ci avec un nouvel album de The Notwist.
Le groupe allemand revient avec un disque calme et atmosphérique (comme l'illustrent bien les chansons "Teeth" et "Red Sun") avec toujours une petite patte rock-progressif (l'excellent "The Turning", "How The Story Ends").
Les arrangements sont impeccables, guitares, synthés et instruments à vent (très présents) prennent leur place pour bâtir cette atmosphère sans l'alourdir, en laissant respirer les morceaux.
Après plus de trente ans de carrière, encore un album qui prouve que, si la valeur n'attend pas le nombre des années, c'est aussi dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes.



Paul McCartney - "Man On The Run"

Depuis quelques années, Paul McCartney est en pleine opération de réhabilitation de son deuxième groupe favori après les Beatles : Wings.
Après les livres autobiographiques et le best of, un documentaire dans ce sens vient de sortir : "Man OnThe Run" accompagné d'un album qui comporte son petit lot de surprises.
La première, l'album n'est pas un recueil des meilleurs titres de Wings. A part quelques incontournables ("Band On The Run", "Mull Of Kintyre"), le disque met plutôt l'accent sur la complicité entre Paul et sa femme Linda, véritable colonne vertébrale du groupe. On apprécie particulièrement le morceau d'ouverture, une version démo de "Silly Love Songs" extrêmement touchante.



Dry Cleaning - "Secret Love"

Le groupe de post punk britannique "Dry Cleaning" modifie le cap avec son troisième album "Secret Love".
On y retrouve toujours du chant parlé omniprésent et des guitares électriques ("My Soul / Half Pint"), mais ce nouveau projet s'avère plus "arty" et expérimental.
Pour preuve, si les morceaux s'articulent souvent autour de bons riffs de guitare ("Rocks"), d'autres titres sont plus aériens et font appel à des cuivres ("Let Me Grow And You'll See The Fruit") pour une petite touche psychédélique.
Malgré une certaine lassitude (peut-être dû aux limites mélodiques du "spoken word") l'album réserve de bons moments.


 

19 mars 2026

Pléthore, Say She She, Congratulations et The Clause : combo rock-électro-disco

Pléthore - "Digital Dream"

On ne cesse de le constater sur ce blog, la France regorge d'artistes talentueux. Ca se vérifie une fois de plus ce mois-ci avec le collectif français Pléthore. Leur premier album "Digital Dream" est un petit bijou de dreamp pop bien de chez nous. On y retrouve des nappes électroniques, des tempos électros, des basses qui groovent, des guitares funky et même un peu de vocoder ("Atlantic"). Dès le premier morceau (parlé), le ton est donné : nous voici embarqué pour un voyage sonore dans le calme et la douceur des synthés. Vol réussi et agrémenté de quelques collaborations comme l'excellent "Angel" avec Oléma.  


 

Congratulations - "Join Hands"

Le premier album du groupe britannique Congratulations est véritablement l'OVNI du mois. 
Si, à la première écoute, guitares, synthés et batteries semblent nous replonger dans les sonorités des années 80 américaines, le groupe multiplie les breaks instrumentaux, les changements de tonalités pour brouiller les références et apporter une énorme dose d'originalité à leur musique.
Après une première partie d'album complètement euphoriquedu Kim Wilde sous acide, où les tubes et les bonnes idées s'enchaînent ("Nevagonna", "Fought 4 Love", "My Hair", "This Life") la deuxième partie est encore plus barrée ("Jonny Hands") mais perd un peu en cohérence. Pas grave, on retiendra le meilleur et surtout que ce groupe est à surveiller dans les années à venir.


Say She She - "Cut & Rewind"

"Cut & Rewind" est le troisième album des américains de Say She She, sorti en fin d'année dernière. C'est assez rare sur ce site, mais ce disque est un petit bonheur de disco-soul 70's. Hyper arrangé, avec comme il se doit 
une section rythmique basse batterie bien mise en avant pour le côté disco, le disque fait également la part belle aux harmonies vocales ("Under The Sun") pour le côté soul. Difficile de ne pas tomber sous le charme de cet héritage rétro parfaitement maîtrisé (irrésistible "Disco Life") avec des mélodies entêtantes ("Possibilities") et originales ("She Who Dares").



The Clause - "Victim of a Casual Thing"

On le sait depuis longtemps mais régulièrement un groupe nous le rappelle, y a pas mieux que les anglais pour faire du pop-rock.
Le premier album de The Clause en est une nouvelle fois la preuve. D
es arrangements guitare-basse-batterie, un peu de saturation et des mélodies simples et efficaces ("I Don't Care, "Tell Me What You Want"), on navigue en eaux connues mais le groupe offre suffisamment de variations et de dynamisme pour qu'on ne s'ennuie pas une seconde. Certaines références sautent aux oreilles (Oasis ou Kasabian sur "Element"), rien de vraiment original donc mais on est encore une fois emballé. Trop forts ces anglais !