29 mai 2019

Sean Lennon en vedette

Beaucoup de beaux albums et de belles découvertes…

Le mois de mai a commencé en musique avec le groupe californien Drugdealer et leur dernier album "Raw Honey" produit par Mac DeMarco..
Avec un super son soft 70’s, de belles harmonies vocales, à la fois planant et mélodique et un petit côté décalé, l'album est un vrai délice.




On continue avec le dernier album de Vampire Weekend "Father of the bride". Que dire, que dire si ce n'est que c'est une grosse grosse claque. Avec leur album précédent, le groupe indie-rock américain avait mis la barre très haute et son successeur est tout aussi bon. Beaucoup de variations dans les arrangements, les effets, une parfaite gestion des temps forts et des moments plus épurés, et toujours ces mélodies qui restent immanquablement en tête.
Les 18 titres sont plutôt courts mais d’une incroyable cohérence au point qu’on a l’impression d’entendre un seul et même morceau.




Autre excellente nouvelle, le retour de The Claypool Lennon Delirium avec l'album "South of reality". Quel plaisir de retrouver le duo formé par Sean Lennon et Les Claypool et leur pop-rock psychédélique complètement barrée. Ceux qui ont aimé leur précédent album, "Monolith of Phobos", seront heureux de pouvoir assister de nouveau à leurs batailles (amicales) de chant (le contraste entre les deux voix est parfait), de guitare et de basse complètement affolantes.




The Slow Sliders, groupe français originaire de Nantes, a fait sensation au Printemps de Bourges cette année avec leur rock inspiré de The Smiths.

Si leur album "Glissade tranquille" n'est pas parfait (on pourra leur reprocher des mélodies au chant un peu répétitives), le groupe a développé sa propre identité musicale et possède quelques titres puissants comme le très post-rock "I'm dead anyway".




Un vieux morceau pour terminer avec "Music non stop" de Kent. Non pas le chanteur français mais le groupe suédois, peu connu en France mais qui pourtant a signé un album pop-rock tout simplement génial en l'an 2000 ("Hagnesta Hill").


29 avr. 2019

Printemps de Bourges 2019 : Jour 2

Le vendredi du Printemps de Bourges, depuis quelques années, c’est la Happy Friday : toute une soirée de concerts de 20h00 à 3h00 du matin où une dizaine d’artistes se succèdent sur les 2 plus grandes salles du festival, les spectateurs pouvant passer librement de l’une à l’autre.
Le principe est excellent sur le papier mais ce n’est pas toujours évident de transiter d’une salle de 7000 places à une de 2000 ! Ca bouchonne pas mal d’autant plus que le personnel du Printemps est obligé de limiter l’accès à la salle la plus petite pour des raisons de sécurité. Pour éviter sans doute les mouvements de foule, la programmation entre les 2 salles est assez différente ce soir : au Palais d’Auron les groupes sont plutôt catalogués pop-chanson française alors qu’au W on fait dans le rock-électro.
On pourra regretter aussi dans l’ensemble un manque d’attention du public : le fait que les spectateurs puissent changer de salle à tout moment fait qu’il y a beaucoup de mouvements et de bavardages qu’on remarque énormément lors des morceaux les plus calmes.


Inuit

Inüit a la tache compliquée d’entamer cette longue soirée mais pari réussi pour le groupe qui capte le public du W avec leur rock indé à la fois tribal (beaucoup de percussions) et sophistiqué (on pense à Vampire Weekend ou Concrete Knives)




Suzane

Direction le Palais d’Auron pour écouter Suzane. Seule sur scène avec son looper, la jeune chanteuse donne dans la chanson française sur fond d’électro. Pas le temps vraiment de se faire une opinion malheureusement car un autre concert va commencer dans l’autre salle.




Jeanne Added

Retour au W pour le véritable show de Jeanne Added. Avec une parfaite maîtrise du son (pas évident dans cette salle immense), la chanteuse fait monter petit à petit la tension dans chaque chanson aidée par une voix parfaite de puissance et de justesse. Musicalement c’est parfait, on est très proche des versions studios en terme d’arrangements mais les morceaux s’agrémentent en plus de longues parties instrumentales très électro.




Skip The Use

Désolé pour Flavien Berger qui passait au Palais d’Auron en parallèle, on reste au W pour écouter Skip The Use. Le groupe français, séparé depuis 3 ans, s’est reformé juste avant le Printemps.
Premier bilan : le leader du groupe Mat Bastard sait y faire pour mettre l’ambiance : il fait chanter le public, le fait s’asseoir, le fait pogotter et fait même jouer les 7000 spectateurs à « 1,2,3 soleil » ! Sorti de ça, musicalement, pas grand-chose à se mettre sous la dent, les chansons s’enchaînent sans réel temps fort, peut-être à cause d’un son un peu brouillon.




Clara Luciani

Direction le Palais d’Auron pour la sensation pop française du moment, Clara Luciani. La chanteuse ne sera pas aidé par le son de la salle, assez médiocre, où les basses sont aux abonnées absentes et où sa voix semble perdue dans le mix. Heureusement, ces titres plus intimistes permettent d’apprécier à sa juste valeur sa voix et l’élégance de ses compositions.




Cats on Trees

Argh, encore un artiste raté en parallèle au W, et pas des moindres, Thérapie Taxi. Dommage…
Mais le concert de Cats on trees valait le coup. Monté sur une estrade circulaire, le duo (lui à la batterie et elle aux claviers) font un show très pop, léger et décontracté. Le groupe sait faire durer ses morceaux et créer une complicité avec le public, c’est sympathique et entraînant.




Ofenbach

Retour dans la grande salle du W, pleine à craquer pour écouter et danser sur Ofenbach. Le duo de DJ, perché en haut d’une petite tour montée sur la scène, remixe des classiques du rock (Red Hot, Queen, Rage Against The Machine…). Mais il sait aussi assurer le spectacle en faisant intervenir en live chanteurs, batteurs et guitaristes. Etonnant !



Printemps de Bourges 2019 : Jour 1



Première soirée de concerts au Printemps de Bourges dans l’écrin du Théâtre Jacques Coeur, une des meilleures salles du festival au niveau acoustique.
Trois artistes au programme, totalement inconnus en ce qui me concerne (j’accompagne des fans de Adam naas).


Flèche love

La suissesse Flèche Love, auteure avec son groupe précédent Kadebostany de "Castle in the snow", énorme succès en 2015 (notamment grâce à son remix par The Avener), revient en solo au Printemps de Bourges.
Mélangeant danse, musique électro avec des influences arabisantes, textes en anglais, espagnol et arabe, le concert s’avère très visuel. Accompagnée par 3 musiciens masqués (synthé programmation et batterie), la chanteuse installe très vite le public dans une ambiance sombre et électrisante.




Canine

Changement de groupe avec Canine et, chose surprenante, aucun musicien ne sera présent sur scène, pas même quelqu’un derrière un ordi pour lancer les morceaux !
Mais ce manque est largement compensé par la présence sur scène de 5 chanteuses ou plus précisément un lead vocal et 4 choristes. Encore une fois, le concert est très théâtralisé : les chanteuses sont masquées et l’éclairage, minimaliste et souvent centré sur les visages, contribue à rendre l’atmosphère un peu étrange et décalée.
Mélangeant beat électro, cordes, piano (pré-enregistrés) et de fantastiques harmonies vocales (réalisées en live), les premières minutes du spectacles sont sensationnelles tant le chant et les choeurs sont maîtrisés.





Adam Naas

Retour à une formation plus classique ensuite (guitare, basse, batterie, synthés) avec Adam Naas.
Dès les premières minutes, le chanteur étonne avec sa voix aiguë au timbre très particulier et son look (et parfois même ses chansons) à la Prince.
En plus de ballades folk-pop aux sonorités soul plutôt bien foutues, Adam Naas a une présence sur scène très personnelle, mélange de décontraction et d’extravagance.