6 juin 2013

The Flaming Lips font régner la terreur

Le groupe américain The Flaming Lips est un de mes groupes préférés. Je les ai découvert en 2002 avec l'album "Yoshimi battles the pink robots" et ça a tout de suite été le coup de foudre. J'ai été séduit par leurs chansons très mélodiques, leurs arrangements psychédéliques, et cette sensation de joyeux fourre-tout tout à fait maîtrisé. Pas une chanson à jeter dans cet album, pas une chanson moins bien que les autres.
L'album suivant "At war with the mystics" était du même acabit même si j'avais un peu moins accroché. J'ai découvert par la suite l'album "The soft bulletin", album précédent "Yoshimi" sorti en 1999 (leur 9ème album !!), et encore une fois c'est un album génial. Bref, j'écoute encore très régulièrement ces 3 albums qui font partie de mon top des meilleurs albums de ces 15 dernières années. Je les avais vu également en concert en 2006 et leur spectacle avait été un délire phénoménal, sans doute le concert le plus festif que j'ai vu de toute ma vie.
J'avoue n'avoir pas accroché du tout aux albums qui ont suivi "At war with the mystics", vraiment trop expérimentaux à mon goût (parce que j'ai beau aimé le psychédélisme en général je reste quand même très grand public).

Alors que dire de leur nouvel album "The terror" fraichement sorti début 2013 ?

Après plusieurs écoutes, on peut déjà conclure que l'album porte bien son nom. Bizarrement, en l'écoutant, j'ai tout de suite pensé à "The wall" des Pink Floyd par son ambiance très sombre et la sensation de suivre la déprime psychotique et paranoïaque de Pink.
On est baladé tout au long de l'album de chanson planante en chanson lancinante. Les morceaux baignent dans les synthés et les bruitages les plus psychédéliques accompagnés par des bribes d'instruments saturés. La quasi absence de batterie, souvent remplacée par des rythmes synthétiques et mécaniques, renforce la sensation de spleen urbain.
Il n'empêche que le tout est finalement très beau et agréable à écouter de par le soin apporté dans les arrangements des morceaux. C'est typiquement le bon disque qu'on n'écoute pas en boucle mais dans lequel on va se replonger régulièrement par curiosité.
L'ensemble est très homogène mais quelques morceaux se détachent du lot : "Look... the sun is rising" et surtout "You lust" avec son riff de synthé entêtant.
A noter, dans les bonus track complètement hors contexte de l'album, la reprise à la sauce Flaming Lips de "All you need is love" des Beatles. Un nouvel hommage aux Fab Four (après "Strawberry fields forever" et "I am the walrus") qui vaut surtout d'être écouté pour le côté "décalé" du chant assuré à 3 voix différentes style "band aid".




3 juin 2013

Printemps de Bourges 2013 : une soirée avec Villagers, Lou Doillon et Woodkid

Le programme du Printemps de Bourges de cette année était résolument pop-rock.
Ce vendredi 26 avril présentait une affiche particulièrement alléchante avec Villagers, Lou Doillon et Woodkid. Petit résumé de la soirée.


Ce sont les irlandais de "Villagers" qui ont eu l'honneur d'entamer cette soirée. Le groupe offre une sorte de musique pop-folk avec des passages plus rock. Rien de révolutionnaire mais j'avais entendu dire beaucoup de bien de leur song-writing et c'est vrai que les morceaux sont bien foutus : beaucoup de variations, de moment rock plus appuyés, et, sur scène, tout le groupe se donne à fond et sait mettre en valeur les chansons au moment où il faut. 
Le chanteur a une voix très typée, puissante et toute en nuance. Le batteur est formidable lui aussi. Au début j'ai cru qu'il y avait une boîte à rythme qui l'accompagnait, après j'ai cru qu'il avait 3 bras mais finalement non il est juste super bon.
Deux coups de coeur évidents pour moi : les titres "The waves" et "The bell", les 2 perles de leur album "Awayland" qui est sorti en 2012. 


 

Après les Villagers, Lou Doillon rentre en scène. Je ne m'étendrais pas trop sur sa prestation parce que j'avoue que je n'ai pas vraiment accroché. Sa voix était à la limite du désagréable, très nasillarde (peut-être un problème de son ?), les musiciens avec elle font le boulot mais sans plus. Un bon point quand même pour l'ambiance très décontractée et chaleureuse car Lou Doillon semblait vraiment très à l'aise. A noter quand même la chanson "Places", au tempo évolutif parfaitement maîtrisé, qui donne très bien sur scène.


Et enfin la soirée s'est terminée avec "Woodkid". La salle est pleine d'ados en délire qui l'accueillent comme un dieu vivant. Le chanteur jouera d'ailleurs avec ça tout le long du concert, réclamant régulièrement qu'on l'acclame. J'avoue que ce côté prétentieux m'a un peu dérangé.
Mais il faut dire, à sa décharge, que Woodkid, alias Yoann Lemoine, a fait les choses en grand.
On m'avait dit :"tu verras, Woodkid en concert c'est décevant car il est tout seul sur scène". Ben en fait il étaient 13 sur scène !! 3 violons, 1 violoncelle, 3 cuivres (trompettes, trombone), 1 contrebasse, 2 percussionnistes, 1 synthés, et 1 type qui faisait des percus électroniques sur un un truc genre groovebox.
Autant dire que, avec tout ce monde, musicalement et visuellement c'était irréprochable et le spectacle est souvent beau et émouvant, notamment grâce aux percussions omniprésentes qui ajoutent de l'intensité à des compositions finalement assez classiques.
Le chanteur joue beaucoup sur le contraste : lui en short et casquette qui bouge partout et ses musiciens en chemises quasiment immobiles.
Les images de synthèses bizarroïdes sont projetées sur un écran géant en fond de scène et ajoute encore plus à la grandiloquence du concert.
Woodkid a fait le pari de jouer tout son album mais c'est presque un peu dommage car il y a beaucoup de chansons lentes qui se ressemblent beaucoup. Du coup, passé la première très bonne impression, on s'ennuie un peu vers le milieu du concert. Mais le groupe a gardé le meilleur pour la fin et enchaîne alors ses morceaux les plus connus et les plus rythmés : "Iron", "I love you", "Run boy run" et le concert se termine ainsi sur une ambiance de feu.

3 janv. 2013

Bonne année 2013 !!


Un petit coup d’œil dans le rétro de 2012 sur les albums que j’ai le plus écoutés en 2012.

Pendant la moitié de l’année, j’ai un peu l’impression d’avoir écouté en boucle sans me lasser les 2 albums de Balthazar (Applause et Rats, définitivement indispensables) et celui de Metronomy (the english riviera, sorti en 2011 mais quel album fantastique !).

  
Sur l’autre moitié de l’année, voilà les albums que j’ai le plus appréciés :

Tame Impala "Lonerism"
C’est beau, planant et psychédélique… bref tout ce que j’aime. Dès la première écoute, on pense à MGMT (un peu), aux Flaming Lips (beaucoup) et aux premiers albums de Pink Floyd (à la folie).






Air "Le voyage dans la lune"
Du pur Air, sans surprise peut-être après toutes ces années, mais j’adore l’ambiance surtout sur certains morceaux comme Parade, Moon fever et Sonic armada.





 

Alt-J "An awesome wave" 
L’album n’est peut-être pas aussi génial que ce qu’en disent les critiques mais je dois dire qu’il est quand même très très agréable à écouter de part la variété des morceaux. C’est une espèce de folk moderne ; il faut imaginer du Simon and Garfunkel avec de grosses basses. Certains morceaux font très Sufjan Stevens mais pas que. Il y a tout au long de l’album des passages à Capella qui donnent vraiment un aspect très décalé à l’ensemble. Mes morceaux préférés : Tessellate et Dissolve me.




Il y en a eu d'autres (la BO de "Drive", le dernier album de Sigur Ros...) mais ce sont pour moi les plus marquants. Bon d’habitude, j’aime bien mettre un album français dans ce genre de liste mais là j’avoue que je cale un peu. Je conseillerai quand même d’écouter l’album de Barabara Carlotti "L’amour, l’argent, le vent" avec ses jolies mélodies et ses arrangements pop très soignés.

Encore une bonne année à tous. Paix et amour. Paix et amour.