27 sept. 2026

Kasabian, Weezer, Man/Woman/Chainsaw, Angus & Julia Stone : du rock dans tous ses états

Kasabian - "Act III"

C'est la bonne surprise de la rentrée, Kasabian revient avec un très bon album !
Depuis le départ de leur chanteur Tom Meighan en 2020, les derniers disques du groupe étaient assez inégaux malgré quelques fulgurances qui laissaient planer l'espoir de meilleurs jours.
Dans "Act III", Serge Pizzorno reste fidèle au style du groupe, mélangeant rock et électro, et  met plus que jamais les guitares en avant ("Soulmate") tout en variant les styles avec des passages psyché (les ruptures piano de "Hippie Sunshine"), hip-hop ("Superpowers") et pop "Silver Apple Eyes". "Glide" est peut-être le meilleur morceau de l'album avec ses breaks de batterie dynamiques, ses synthés et sa ritournelle au piano.
Ca faisait longtemps que Kasabian n'avait pas été aussi créatif et, comme Pizzorno connaît sur le bout des doigts la recette de la mélodie et de l'arrangement qui font mouche, "Act III" s'avère être un disque sur lequel on revient une fois la lecture terminée.



Man/Woman/Chainsaw - "Cannonball"

Voici un groupe tout frais tout neuf puisque Man/Woman/Chainsaw s'est formé en 2019 et "Cannonball" est leur tout premier album.
Outre d'excellentes compositions rock, ce qui fait la particularité de ces jeunes londoniens c'est l'omniprésence du violon tout au long du disque. Attention, pas du style fond de mix avec orchestre à cordes, mais plutôt solo de violon, un peu torturé, bien en avant.
L'exercice est périlleux mais parfaitement maîtrisé grâce à une production impeccable qui sait aérer les morceaux et les faire monter en puissance à l'image de "Canyons" et "Goddamn, Lizzard Man!".
Le très bon travail sur les harmonies vocales fille-garçon ("Nosedive") est également à souligner tant il apporte au charme et à la puissance de ce premier album qui est décidément un formidable coup d'essai.


Weezer - "Weezer"

Encore un album de Weezer qui s'appelle "Weezer". C'est le septième ! Après le blue, le green, le red, le white, le teal, le black, voici "The Gold Album" (référence à sa pochette dorée).
Alors quoi de neuf avec ce seizième album. Et bien pas grand chose... C'est du Weezer classic, avec des arrangements rock US typiques. Mais est-ce vraiment grave ?
Après plus de trente ans de carrière, les américains sont toujours aussi inspirés. 
Leur style et leur énergie sont également intacts et on se laisse transporter par le plaisir communicatif de "Say Yes", "We Might Ass Well Be Strangers" ou "Don't Wake It Weird".


Angus & Julia Stone - "Karaoke Bar"


On en a parlé il y a quelques semaines sur ce blog et voilà justement que les frère et sœur australiens sortent un nouvel album. Fondamentalement, la formule n'a pas beaucoup changé et on se délecte toujours de leurs voix mélangées, de leur nonchalance et de l'atmosphère décontractée de ce nouveau disque. 
Mais il y a quand même quelques surprises. D'abord les arrangements sont un peu moins acoustiques et quelques synthés prennent même le leadership sur certains morceaux ("Celestial Bodies"). La voix de Angus est également plus mise en avant que sur leurs albums précédents ("Karaoke Bar", le morceau d'ouverture, en est un bon exemple) et le duo se permet même quelques touches de vocoder et d'autotune ("Brightest Place") dosées avec parcimonie (comme quoi c'est possible, n'est-ce pas les Strokes).
Ce n'est pas la révolution mais Angus & Julia Stone nous offrent une nouvelle fois un disque très agréable.











29 août 2026

Pond et Temples mènent le rock psychédélique au sommet

Pond - "Terrestrials"

C'est déjà le onzième album de Pond et c'est surtout un des gros coups de cœur de cette année !!
La production est assez différente de leurs opus précédents avec des boîtes à rythme et des arrangements aux sonorités très années 80.
Les arrangements sont riches sans être surchargés, évitant la grandiloquence qui a pu être reprochée parfois au groupe. Et enfin… C'est du super rock avec des guitares omniprésentes ! 
L'album démarre en fanfare avec deux titres au rythme efficace et aux mélodies imparables "Skyworks" et "Casuarina". Vient ensuite "Through The Heather", un des sommets du disque avec sa ritournelle au synthé totalement hypnotique puis "Two Hands" qu'on croirait presque sorti d'un disque de Midnight Oil (d'autres australiens, tiens). Un début vraiment épique et une fin qui n'est pas en reste.
"Terrestrials" vraiment ? Non de vrais extra-terrestres !



Temples - "Bliss"

Dans le même style que Pond, voici un groupe qui lui au contraire continue de faire dans la démesure.
Treize ans après leur premier album, "Sun Structures", qui fleurait bon les années 60, "Bliss" empile aussi bien les couches de guitares que de synthés dans une production plus moderne.
Y a du bon et du très bon au programme : du mélodique "Jet Stream Heart" au percutant "Megalith" en passant par l'électro "Vendetta", le groupe met le paquet côté arrangements (chœurs grégoriens, boîtes à rythme, gros riffs au synthés, voix bourrée d'effets) et multiplie les ruptures de rythme pour rendre le tout bien digeste. Un défi de super production audacieuse dont le groupe se sort haut la main.



Kurt Vile - "Philadelphia's been good to me"

Kurt Vile sort cette année son dixième album sous la forme d'un hommage à sa ville natale, Philadelphie. Pour le songwriter américain, membre fondateur de The War On Drugs, c'est ici l'occasion de raconter sa ville mais également sa vie familiale. De sa voix nonchalante, les chansons oscillent entre pop et blues rock dans une pure veine indé avec une approche paradoxalement désincarnée alors qu'elle touche à son univers personnel. De ce disque où l'ambiance prime sur la mélodie, on retiendra le très bon riff de "Rock o'Stone" mais surtout le morceau le plus sympathique de l'album "Chance To Bleed".



The Strokes - "Reality Awaits"

The Strokes c'est un groupe qu'on adore. Les sauveurs du rock des années 2000 produisent depuis plus de vingt ans des albums qui ont toujours su évoluer musicalement tout en conservant leur patte et leur dynamisme originels.
Alors pourquoi, pourquoi ce choix artistique sur "Reality Awaits" ? Pourquoi noyer la voix dans l'autotune ? Qu'est-ce que ça apporte aux morceaux ? On cherche toujours la réponse. Passé cette déception, après plusieurs écoutes, une deuxième pointe son nez : pas grand chose d'enthousiasmant à se mettre sous la dent. Un album à vite oublier.


25 juil. 2026

Ghinzu, McCartney, Aldous Harding et Pink Floyd : retours en force

Ghinzu - "W.O.W.A."

17 ans... Il aura fallu attendre 17 ans pour que Ghinzu, groupe de rock belge emblématique du début des années 2000, sorte enfin un nouvel album.
A entendre les interviews du groupe, ces années ne correspondent pas à une pause artistique mais au temps de production de l'album dont ils n'arrivaient pas à arrêter définitivement les arrangements.
Quoi qu'il en soit le résultat est à la hauteur de l'attente. Déjà parce qu'on est très content de retrouver Ghinzu mais aussi parce que le disque est excellent.
La patte et le son Ghinzu sont toujours intacts, des envolées rock aux guitares ultra présentes ("Snow White", "Morning Lights"), avec de petites touches électro ("Death Race"), entrecoupées de jolies ballades ("Forever", "Fool") et surtout des arrangements ou des structures de morceaux très originaux (notamment le titre d'ouverture "When Other Worlds Await" aux multiples parties).



Paul McCartney - "The Boys Of Dungeon Lane"

En voilà un qui n'attend pas 17 ans entre chaque album et qui, bien au contraire, multiplie les projets comme des petits pains. Cette fois-ci c'est un nouvel album solo original qui est au programme, "The Boys Of Dungeon Lane", titre empreint de nostalgie qui fait référence à un quartier de Liverpool lié à l'enfance de l'artiste.
Même si, à maintenant 84 ans, la fragilité de la voix de l'ancien bassiste des Beatles se fait de plus en plus sentir, les fans seront ravis : c'est du typique McCartney. Des mélodies imparables, de beaux arpèges à la guitare, et des morceaux de pure pop. Le disque offre beaucoup de bons moments comme l'émouvant "Days We Left Behind", les plus rock "Ripples In A Pond" et "Come Inside" et bien sûr le duo avec Ringo Starr "Home To Us", petit instant de bonheur léger et sympathique.



Aldous Harding - "Train On The Island"


"Train On The Island" est le cinquième album de la chanteuse néo-zélandaise dont la folk indé séduit depuis une dizaine d'années maintenant. Dans des arrangements très minimalistes (quelques notes de piano, de guitare ou de basse accompagnés d'une batterie), la voix de Aldous Harding se glisse doucement en avant pour créer un univers musical à la fois calme et étrange.
Pas de gros tubes ici, même si les mélodies accrocheuses ne manquent pas ("Venus In The Zinnia", "I Ate The Most"), mais une succession de chansons à l'atmosphère soignée qui permettent de savourer la palette vocale de la chanteuse qui, sans faire dans le tape à l'oeil, sait parfaitement varier les effets et les émotions.



Pink Floyd - "8-Tracks"

Y a pas que les Beatles qui ont une actualité ce mois-ci, Pink Floyd est aussi là !
"8-Tracks" est une compilation du groupe britannique regroupant, comme son nom l'indique, huit morceaux tirés de leurs albums mythiques des années 70. Huit c'est peu étant donné l'énormité de la discographie mais, point positif du projet, les morceaux ont été remixés pour parfaitement s'enchaîner (grâce à l'ajout de bruitages issus des disques du groupe) et il permet d'écouter une version en une seule traite de "Pigs On The Wing" (un diptyque paru sur "Animals") avec en point d'orgue un très beau solo de guitare (assuré par Snowy White, side-guitariste de l'époque). Un disque pas indispensable mais qui saura séduire peut-être un nouveau public.  







21 juin 2026

My Precious Bunny, The Lemon Twigs et The Claypool-Lennon Delirium : que des disques indispensables ce mois-ci !

My Precious Bunny – "A Moment in My Eyes"

Voici sans conteste le premier gros coup de cœur de 2026 !
"A Moment in My Eyes" est une collection de chansons pop-folk qui auraient pu être quelconques sans la richesse de sa production. La variété des instruments (boîte à rythmes, synthés, saxophone, mélodica, guitares, bruitages…) et des effets (quel travail sur le chant!) donnent en effet l’impression qu’il n’y a pas deux mesures identiques sans pour autant rendre le résultat fouillis ou indigeste. Chaque chose est à sa place et le chant tout en retenue fait délicatement planer sur le projet une atmosphère intime et artisanale malgré une évidente complexité.
Difficile de rentrer dans les détails tellement les morceaux regorgent de petits moments qui viennent caresser nos cils intra-auriculaires dans le sens du poil.
On relèvera les chansons "Wack" (arpège de guitare lancinant, son blanc qui monte, solo de synthé cheap comme il faut, guitares électriques et synthé pour le final), "The Joys of Adulthood" (paroles nostalgiques, solo de saxo, pont saturé) et "KookieCannibal" (travail sur voix et chœurs et variation des effets sur le solo de synthé final).
Derrière My Precious Bunny se cache Lily Wolter, la moitié du groupe Penelope Isles dont le prochain album est attendu en septembre cette année. En attendant cette sortie, nul doute que "A Moment in My Eyes" tournera de nombreuses fois sur nos platines.




The Claypool Lennon Delirium - "The Great Parrot-Ox and The Golden Egg of Empathy"

Le duo composé du bassiste Les Claypool et Sean Lennon revient avec son univers décalé qui n'est pas sans rappeler celui de Syd Barrett. Bruitages, paroles, chant théâtral et d’autres joyeusetés sont de l'aventure pour bâtir des morceaux délirants entrecoupés par des titres un peu plus classiques mais ô combien excellents.
On pense notamment à "WAP (What a Predicament)" et "Heart of Chrome" où les arrangements rétro psychédéliques et la basse ultra dynamique de Les Claypool font des merveilles.
Mais le sommet de l’album est sans doute "Meat Machines" avec son intro synthétique, ses choeurs et sa mélodie imparable.
Après "The Monolith of Phobos" en 2016 et "South of Reality" en 2019, "The Great Parrot-Ox and The Golden Egg of Empathy" confirme le style et le talent du duo.





The Lemon Twigs - "Look For Your Mind"

Voilà un autre duo (de frères cette fois-ci) qui nous a habitué depuis leurs débuts à des concepts tout aussi farfelus. Mais depuis 2023, Brian et Michael D’Addario se sont semble-t-il un peu assagis tout en se lançant corps et âmes dans le revival 60’s.
En effet, après les albums "Everything Harmony" et "A Dream is All We Know", "Look For Your Mind" (3ème album en autant d’année, quelle inspiration!) paraît lui aussi tout droit tiré du milieu des années 60 avec ses harmonies vocales (parfaites) à la Beach Boys ("Look For Your Mind"), ses guitares très aiguës et dénuées d’effets ("Nothin’ But You"), et ses riffs de transition à la Beatles ("I Just Can’t Get Over Losing You").
The Lemon Twigs ont su décortiquer et assimiler tous les sons et les plans de composition de l’époque.
Même si on a souvent l’impression d’être face à un pastiche adroit (on pense immédiatement aux Rutles), ne boudons pas notre plaisir car plaisir il y a devant ces chansons baignées de la légèreté et de l’innocence d’une décennie révolue. Je mets au défi quiconque de ne pas succomber sous le charme de "I Just Can’t Get Over Losing You".


 

25 mai 2026

Les disques qui m'ont marqué #9 : Angus & Julia Stone - Angus & Julia Stone (2014)


Mais que vient faire cet album au milieu de disques mythiques comme "Abbey Road" ou "OK Computer" me direz vous ? 
Je crois ne jamais l'avoir vu figurer dans une quelconque liste des meilleurs albums de tous les temps.
 
Pour comprendre ce choix retour en 2014, époque où la FNAC avait encore un magasin dans le centre ville de ma petite Préfecture de Province. 
Et comme souvent, je profite de la présence de cette boutique pour errer dans les rayons à la recherche d'idées cadeaux pour des anniversaires à venir.
 
Mais, sans que je ne m'en rende compte réellement, mon esprit est bercé par les sonorités d'un disque qu'un des responsables de rayon diffuse dans le magasin : guitares dépouillées, voix trainantes masculines et féminines entremêlées, mais pas toujours parfaitement synchrones (ce qui en fait aussi tout son charme), dessinent une ambiance rock calme et posée qu'on pourrait imaginer comme étant celle d'une nuit de fin d'été un brin mélancolique.
Les chansons s'enchaînent dans cette atmosphère lancinante jusqu'au climax final : "Main Street" et "Crash + Burn". La guitare électrique se fait plus rugueuse, la tension monte d'un cran mais maîtrisée, sans excès. Une sorte de sérénité torturée.
Wahou, joli voyage.
 
N'ayant aucune idée de qui est l'auteur de ces petites merveilles, je m'approche du comptoir du rayon musique pour voir la pochette du CD qui est en train de passer : "Angus & Julia Stone". Pas de titre, simplement le nom du groupe.
Je connaissais vaguement ce duo de frère et sœur, ils avaient cartonné quelques années avant avec le tube "Big Jet Plane". 
Ni une ni deux l'album est acheté.
Fin de l'histoire. 
Ou presque. 
 
Depuis, l'intégralité des albums du groupe a enrichi ma discothèque sans jamais vraiment décevoir. On y retrouve invariablement cette ambiance délicatement tendue, de l'album "Down The Way" à "Cape Forestier" en passant par "Life is Strange" au point qu'il m'est presque impossible (en exagérant un peu mais à peine) de citer un titre de chanson d'un de ces disques que j'ai pourtant écouté maintes fois... 
Hormis l'album "Angus & Julia Stone". Dès les premières notes de "A Heartbreak", le voyage entamé en 2014 dans cet obscur magasin FNAC reprend. L'esprit s'évade. C'est la magie inexplicable de la musique ! 




27 avr. 2026

Archive, The Notwist, McCartney... C'est l'expérience qui parle !

 Archive - "Glass Minds"

Trente ans après leur premier album, Archive est toujours un groupe incontournable dans le monde du rock progressif.
Très inspirés, avec une production aux petits oignons, les anglais, comme à leur habitude, mêlent les styles et les influences  (rock, électro, psyché...).
Mais loin de n'être qu'une réussite technique, "Glass Minds" contient une flopée de morceaux qui montent en puissance et vous prennent aux tripes ("Look At Us" et ses guitares en boucle, "So Far From Losing You" avec son changement de tonalité et sa fin épique, "When You're This Down").
On ne les attendait pas forcément à ce niveau, Archive est décidément un groupe qui se bonifie avec le temps.



The Notwist - "News From Planet Zombie"

D'autres dinosaures au programme ce mois-ci avec un nouvel album de The Notwist.
Le groupe allemand revient avec un disque calme et atmosphérique (comme l'illustrent bien les chansons "Teeth" et "Red Sun") avec toujours une petite patte rock-progressif (l'excellent "The Turning", "How The Story Ends").
Les arrangements sont impeccables, guitares, synthés et instruments à vent (très présents) prennent leur place pour bâtir cette atmosphère sans l'alourdir, en laissant respirer les morceaux.
Après plus de trente ans de carrière, encore un album qui prouve que, si la valeur n'attend pas le nombre des années, c'est aussi dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes.



Paul McCartney - "Man On The Run"

Depuis quelques années, Paul McCartney est en pleine opération de réhabilitation de son deuxième groupe favori après les Beatles : Wings.
Après les livres autobiographiques et le best of, un documentaire dans ce sens vient de sortir : "Man OnThe Run" accompagné d'un album qui comporte son petit lot de surprises.
La première, l'album n'est pas un recueil des meilleurs titres de Wings. A part quelques incontournables ("Band On The Run", "Mull Of Kintyre"), le disque met plutôt l'accent sur la complicité entre Paul et sa femme Linda, véritable colonne vertébrale du groupe. On apprécie particulièrement le morceau d'ouverture, une version démo de "Silly Love Songs" extrêmement touchante.



Dry Cleaning - "Secret Love"

Le groupe de post punk britannique "Dry Cleaning" modifie le cap avec son troisième album "Secret Love".
On y retrouve toujours du chant parlé omniprésent et des guitares électriques ("My Soul / Half Pint"), mais ce nouveau projet s'avère plus "arty" et expérimental.
Pour preuve, si les morceaux s'articulent souvent autour de bons riffs de guitare ("Rocks"), d'autres titres sont plus aériens et font appel à des cuivres ("Let Me Grow And You'll See The Fruit") pour une petite touche psychédélique.
Malgré une certaine lassitude (peut-être dû aux limites mélodiques du "spoken word") l'album réserve de bons moments.


 

19 mars 2026

Pléthore, Say She She, Congratulations et The Clause : combo rock-électro-disco

Pléthore - "Digital Dream"

On ne cesse de le constater sur ce blog, la France regorge d'artistes talentueux. Ca se vérifie une fois de plus ce mois-ci avec le collectif français Pléthore. Leur premier album "Digital Dream" est un petit bijou de dreamp pop bien de chez nous. On y retrouve des nappes électroniques, des tempos électros, des basses qui groovent, des guitares funky et même un peu de vocoder ("Atlantic"). Dès le premier morceau (parlé), le ton est donné : nous voici embarqué pour un voyage sonore dans le calme et la douceur des synthés. Vol réussi et agrémenté de quelques collaborations comme l'excellent "Angel" avec Oléma.  


 

Congratulations - "Join Hands"

Le premier album du groupe britannique Congratulations est véritablement l'OVNI du mois. 
Si, à la première écoute, guitares, synthés et batteries semblent nous replonger dans les sonorités des années 80 américaines, le groupe multiplie les breaks instrumentaux, les changements de tonalités pour brouiller les références et apporter une énorme dose d'originalité à leur musique.
Après une première partie d'album complètement euphorique, du Kim Wilde sous acide, où les tubes et les bonnes idées s'enchaînent ("Nevagonna", "Fought 4 Love", "My Hair", "This Life") la deuxième partie est encore plus barrée ("Jonny Hands") mais perd un peu en cohérence. Pas grave, on retiendra le meilleur et surtout que ce groupe est à surveiller dans les années à venir.


Say She She - "Cut & Rewind"

"Cut & Rewind" est le troisième album des américains de Say She She, sorti en fin d'année dernière. C'est assez rare sur ce site, mais ce disque est un petit bonheur de disco-soul 70's. Hyper arrangé, avec comme il se doit 
une section rythmique basse batterie bien mise en avant pour le côté disco, le disque fait également la part belle aux harmonies vocales ("Under The Sun") pour le côté soul. Difficile de ne pas tomber sous le charme de cet héritage rétro parfaitement maîtrisé (irrésistible "Disco Life") avec des mélodies entêtantes ("Possibilities") et originales ("She Who Dares").



The Clause - "Victim of a Casual Thing"

On le sait depuis longtemps mais régulièrement un groupe nous le rappelle, y a pas mieux que les anglais pour faire du pop-rock.
Le premier album de The Clause en est une nouvelle fois la preuve. D
es arrangements guitare-basse-batterie, un peu de saturation et des mélodies simples et efficaces ("I Don't Care, "Tell Me What You Want"), on navigue en eaux connues mais le groupe offre suffisamment de variations et de dynamisme pour qu'on ne s'ennuie pas une seconde. Certaines références sautent aux oreilles (Oasis ou Kasabian sur "Element"), rien de vraiment original donc mais on est encore une fois emballé. Trop forts ces anglais !



12 févr. 2026

The Cribs, Miles Kane, Melody's Echo Chamber, Pink Floyd... Ambiance psyché-rétro-rock

The Cribs - "Selling a Vibe"

20 ans de carrière déjà et ce nouvel album de The Cribs s'annonce comme la sensation rock du début d'année.
Le trio de frères, habitué à des sonorités punk, prend un virage plus pop pour l'occasion.
Rien de vraiment innovant dans le fond ou dans la forme mais des morceaux feel-good, des mélodies accrocheuses ("Dark Luck", "Looking For The Wrong Guy", "Summer Seizures") et une production impeccable.
Il faut dire qu'il y a du beau monde derrière les manettes : Patrick Wimberly (MGMT) et Gordon Raphael (The Strokes) entre autres (d'ailleurs le titre "Never The Same" sonne furieusement Strokes).
Retour gagnant pour le combo anglais !




Miles Kane - "Sunlight in the Shadows"

On ne présente plus Miles Kane, musicien britannique, cofondateur avec Alex Turner de The Last Shadow Puppets, qui suit une carrière solo depuis une dizaine d'années maintenant.
Ce nouvel opus nous offre une collaboration de haute volée puisque les morceaux ont été coécrits avec Dan Auerbach, le leader des Black Keys.
Et ça se ressent dans l'ambiance glam rock et les sonorités seventies de cet album tout aussi efficace que les derniers disques des Black Keys.
L'album comporte son lot de tubes imparables ("Love is Cruel", "Coming Down The Road") et de jolies ballades ("Always And Over My Head" qu'on croirait sorti d'un album de Lennon période Lost Week-end).




Melody's Echo Chamber - "Unclouded"

Derrière Melody' Echo Chamber se cache la musicienne française Melody Prochet, ancienne compagne de Kevin Parker du groupe Tame Impala.
Si l'idylle n'est plus d'actualité, la musique de Melody, elle, flotte toujours dans un univers pop psychédélique très proche de celui de Tame Impala.
Une voix douce, des arrangements mêlant cordes et guitares bourrées d'effets ("In The Stars", "Eyes Closed"), "Unclouded" est aussi relaxant que planant.





Pink Floyd - "Wish You Were Here (50th Anniversary)"

Ce magnifique coffret anniversaire est sorti en fin d'année dernière pour le plus grand bonheur des fans. Outre une version remasterisée de l'album, le coffret comprend un disque de versions alternatives (avec notamment les superbes premières démos de "Welcome To The Machine" et une version de "Have a Cigar" chantée par Roger Waters au lieu de Roy Harper sur l'album original) et un disque d'enregistrements en concert. Ce disque live permet notamment de savourer une grande partie de l'album précédent ("The Dark Side of The Moon") mais surtout des chansons encore à l'état d'ébauche qui se retrouveront sur le disque suivant ("Animals") : "Raving And Drooling" (qui deviendra "Sheep") et "You've Got To Be Crazy" (qui deviendra "Dogs").



 

18 janv. 2026

Tame Impala, The Last Dinner Party, Sprints et les Beatles : encore un petit goût de 2025

On commence 2026 avec quelques excellents albums sortis en fin d'année dernière.

The Last Dinner Party - "From The Pyre"

Le combo féminin britannique est bon pour le bûcher ("The Pyre" en anglais).
Avec ses harmonies vocales omniprésentes, il est vrai que l'ambiance de l'album est parfois tribale ou digne d'une réunion de sorcières.
Les guitares électriques font basculer la balance côté rock comme sur "Rifle", la pièce maîtresse de ce nouveau disque.
The Last Dinner Party prouve qu'on peut encore proposer quelque chose d'original et grand public dans l'univers pop-rock.


Tame Impala - "Dead Beats"

Chaque nouvelle production de Tame Impala est attendue de pieds fermes, tous leurs albums remportant de nombreux prix depuis "Innerspeaker" en 2010.
Avec "Dead Beats", Kevin Parker, l'homme qui se cache derrière ce groupe, délaisse son psyché rock pour une pop électronique vintage. Les sonorités sont plus 80's et les guitares presque aux abonnés absents.
Malgré des arrangements qui sonnent parfois très "home studio", le charme opère et quelques morceaux renouent avec le Tame Impala qu'on aime, psychédélique et relevé ("Dracula").



Sprints - "All That is Over"

A peine un an sépare "All That is Over" de son prédécesseur "Letter To Self". Les irlandais de Sprints n'ont en rien perdu leur verve rock garage endiablée portée par le chant incantatoire de Karla Chubb. La recette est toujours aussi efficace : morceaux qui montent en puissance doucement jusqu'à exploser toutes guitares et voix dehors.
Ca fonctionne particulièrement bien sur "Something Gonna Happen" et "To The Bone".


The Beatles - "Anthology 4"

Les Beatles ont une actualité, on n'en a pas parlé sur ce blog mais il est encore temps de se rattraper.
30 ans après la sortie d'Anthology (déroulé en 3 volumes au milieu des années 90), voici donc le quatrième disque qui est surtout l'occasion de proposer des versions toilettées avec l'IA des deux inédits de l'époque "Free As a Bird" et "Real Love". Grâce à cette technologie miraculeuse, la voix de Lennon (enregistrée à l'origine chez lui sur un petit magnétophone) retrouve de la clarté et de la présence.
Le reste de l'album comporte peu de vrais nouveautés (beaucoup de matériels étaient présents dans des coffrets "Anniversary" sortis ces dernières années) mais on notera quand même quelques échanges de studio sympathiques et des versions alternatives que les fans apprécieront ("I Need You", "In My Life"," If I Fell").



27 déc. 2025

Nos albums pop-rock préférés de 2025

Arcade Fire, The Black Keys, Snow Patrol, Franz Ferdinand mais aussi des rééditions des Beatles et de Pink Floyd... Les pointures ont répondu présent en 2025 !

Voici donc quelques-uns de nos albums préférés chroniqués cette année.

 

Pulp - "More"

25 ans après son précédent album, le retour de Pulp c'est celui qu'on n'attendait pas. La britpop est toujours au top ("Tina"), c'est incontestablement un des meilleurs albums de cette année !


 

Wolf Alice - "The Clearing"

Une pop old school avec beaucoup de variations où la voix de la chanteuse Ellie Rowsell est au centre de tout. "The Clearing" contient énormément de bons morceaux ("Just Two Girls" va tourner longtemps encore sur les platines). Un énorme coup de coeur ! 


 

Wet Leg - "Moisturizer"

Les britanniques de Wet Leg bousculent la scène indé. Du riff de basse de "CPR" aux chœurs chorale de "U And Me At Home", les morceaux s'enchaînent dans un enthousiasme électrique où guitares et voix s'harmonisent. Un régal ! 

 


The Divine Comedy - "Rainy Sunday Afternoon"

De superbes mélodies, de la pop symphonique, une magnifique voix de crooner, des paroles au style inimitable, le tout empreint de mélancolie. Avec des titres comme "Achilles" ou "I Want You", plus de 30 ans après ses débuts Neil Hannon n'a rien perdu de sa classe et de son talent.


  

Michael Kiwanuka - "Small Changes"

L'album est sorti fin 2024 mais chroniqué en tout début d'année. Avec son songwriting folk et soul ("One And Only"), le disque est une véritable plongée dans des sonorités 70's douces et chaleureuses.


 

 

22 nov. 2025

Wolf Alice, Ash, Air, Feu! Chatterton : des perles de chaque côté de la Manche

Wolf Alice - "The Clearing"

Le groupe britannique sort cette année son quatrième album. S'il qualifie sa musique de "rocky pop", ce sont de véritables touche à tout depuis leurs débuts : folk, électro, grunge... Des morceaux très rock ont en tout cas forgé leur réputation.
Aujourd'hui, adieu les guitares saturées, "The Clearing" est complètement pop : production léchée, piano, cordes, de quoi dérouter les fans de la première heure.
De la pop certes, mais une pop old school avec beaucoup de variations où la voix de la chanteuse Ellie Rowsell est au centre de tout. Une voix qui parfois susurre, parfois explose, enregistrée avec un peu de saturation, en résumé une voix qui fait le show.
Bâti pour plaire au plus grand nombre, "The Clearing" contient énormément de bons morceaux : on relèvera "Thorns" pour son chant tout en puissance, "Just Two Girls" pour son entrain irrésistible, "White Horses" chantée par le batteur du groupe sur un riff de guitare acoustique au rythme rock très syncopé, et "The Sofa" pour sa mélodie entêtante. Un des coups de cœur de cette année !


Feu ! Chatterton - "Labyrinthe"


Impossible de passer à côté du nouvel album des français de Feu! Chatterton tant il a été porté aux nues dès sa sortie.
Passé le premier morceau très (trop ?) calibré pour la radio, force est de constater que ces critiques élogieuses sont justifiées.
Des textes exceptionnels, une musique mélangeant électro et rock, qui sort résolument du lot dans le paysage de la chanson française (notamment sur "L'étranger" et "Sous La Pyramide" avec sa longue intro musicale au synthé).
Sous le phrasé toujours aussi caractéristique du chanteur Arthur Teboul, les paroles mêlent espoir ("Allons Voir"), illusions perdues ("A Cause Ou Grâce", "Ce Qu'on Devient"), engagement ("Mon Frère"), ou deuil (le bouleversant "Milles Vagues") avec un sens de la formule et une poésie uniques à l'heure actuelle.

 


Ash - "Ad Astra"

Deux ans après "Race The Night" (dont était tiré le magnifique single "Oslo"), les irlandais de Ash sont déjà de retour avec un nouvel album.
Le disque s'ouvre sur une version rock de "Ainsi parler Zarathoustra". Ca donne le ton : nous voilà parti pour un voyage intergalactique dans la démesure et le second degré. On pose le cerveau, on se laisse porter, décollage !
S'enchaînent alors plusieurs chansons très efficaces comme les anglais savent faire : des hits pops ("Which One Do You Want", "Give Me Back My World", "Keep Dreaming") et des plus électriques ("Fun people"). Tous les ingrédients sont en place pour divertir l'auditeur y compris une reprise sautillante de "Jump in The Line" d'Harry Belafonte, chanson qui, pour ma part, me replonge dans un autre univers fantastique... celui de Beetlejuice.
Le voyage se termine en apothéose avec le morceau "Ad Astra" accompagné d'un long solo de guitare épique (mais surtout de Graham Coxon de Blur !). S'il ne révolutionne pas le genre, "Ad Astra" est un album 100℅ distrayant.


Air - "The Virgin Suicides Redux"

En 2000, la French Touch bouleverse l'industrie musicale. Cette année-là, après avoir remporté un grand succès avec leur premier album "Moon Safari", le groupe français Air signait la bande originale du film de Sofia Coppola "The Virgin Suicides".
Au fil du temps, ce disque est devenu une référence et, pour fêter ses 25 ans, il ressort avec quelques versions alternatives mais surtout un nouveau mix analogique qui ravira les adeptes du groupe.
On redécouvre avec bonheur tous ces petits bijoux instrumentaux comme "Dirty Trip" ou "Bathroom Girl" sans oublier 
"Playground Love" chanté par Thomas Mars le leader de Phoenix, autre groupe culte Versaillais. La patte sonore de cet album c'est une alchimie parfaite entre des synthés vintages, des guitares acoustiques, le tout appuyés par une batterie fantastique... et bien sûr des thèmes mélodiques percutants.


 

12 oct. 2025

Wet Leg, Parcels, The Wants, The Black Keys : une sélection de haut niveau

Wet Leg - "Moisturizer"

Gros coup de cœur pour le deuxième album des britanniques de Wet Leg "Moisturizer".
Plus rock que le précédent grâce notamment à des titres comme "Liquidize" et "Catch These Fists", l'album est aussi encore mieux produit. Du riff de basse de "CPR" aux chœurs chorale de "U And Me At Home", les morceaux s'enchaînent dans un enthousiasme électrique (hormis une ballade émouvante, "11:21") où guitares et voix s'harmonisent. Un régal !

 

Parcels - "Loved"

Bonne nouvelle, les australiens de Parcels reviennent avec leur funk électro-cool. Voilà de quoi amener un peu de légèreté et de décontraction dans notre quotidien. Musicalement, on ne constate pas trop de changement dans le style : les guitares rythmiques et les synthés sont toujours omniprésents et les morceaux balancent quelque part entre French Touch et pop-rock. Si le chant, un peu en retrait et monotone, a tendance à instaurer un sentiment de répétition tout au long de l'album, l'atmosphère est agréable et plusieurs chansons ont ce petit truc sympatique qui donne envie d'y retourner. C'est le cas de "Tobeloved", "Safeandsound", "Yougotmefeeling" et "Summerinlove".
 
 


The Wants - "Bastards"

On n'avait plus entendu les américains de The Wants depuis 2020 et leur excellent premier album "Container".
On est donc ravi de se replonger dans leur musique qu'on pourrait qualifier de post-punk synthétique même si quelques morceaux flirtent avec le psychédélisme comme "87 Gas" et ces faux airs à la Pink Floyd période Syd Barrett. 
Des riffs entêtants ("No Need"), un son un peu brut, et la voix toute en tension du chanteur permettent de faire monter l'ensemble en intensité. 
 



The Black keys - "No Rain, No Flowers"

Certains diront que The Black Keys devient de plus en plus mainstream d'album en album. 
Mais ne boudons pas notre plaisir. Même si "No Rain, No Flowers" ne révolutionne pas le genre, l'album regorge de bonnes chansons pop dont les mélodies rentrent instantanément dans la tête, ainsi que de riffs et de solos de guitares au son recherché : "Down To Nothing", "On Repeat", "Make You Mine", "Man On a Mission". Plein de petits bonheurs simples. 


12 sept. 2025

50 ans, 50 albums, 50 chansons


Lien vers la playlist complète

2024 - Cage The Elephant - Neon pill

2023 - The Lemon Twigs - Corner of my eye

2022 - Marie-Flore - Je sais qu’il est tard

2021 - Weezer - Numbers

2020 - The Flaming Lips - Will You Return/When You Come Down

2019 - Jeanne Added - Mutate

2018 - Jonathan Wilson - Sunset Blvd

2017 - Kasabian - The Good Fight

2016 - Childish Gambino - Redbone

2015 - Balthazar - Bunker

2014 - The Do - Trustful hands

2013 - Girls in Hawaii - Not Dead

2012 - ALT-J - Matilda

2011 - Metronomy - The Look

2010 - Jeanne Cherhal - Canicule

2009 - Phoenix - 1901

2008 - Poni Hoax - Antibodies

2007 - MGMT - Time to Pretend

2006 - Emilie Simon - Alicia

2005 - Syd Matters - Obstacles

2004 - Arcade Fire - Wake Up

2003 - Radiohead - There There

2002 - Coldplay - Clocks

2001 - Daft Punk - Veridis Quo

2000 - Kent - Stop me june

1999 - Supergrass - Moving

1998 - Air - Sexy Boy

1997 - Bjork - Bachelorette

1996 - Cake - The Distance

1995 - Oasis - She’s electric

1994 - Garbage - Queer

1993 - Alain Souchon - Les filles électriques

1992 - Les Innocents - Un homme extraordinaire

1991 - Lenny Kravitz - It ain’t over till it’s over

1990 - Danny Elfman – Edward aux mains d’Argent

1989 - Noir Désir - Les écorchés

1988 - Renaud - Cent ans

1987 – Terence Trente d’Arby - Sign your name

1986 – Jean-Jacques Goldman - Confidentiel

1985 – Daniel Balavoine - L’Aziza

1984 - France Gall - Débranche

1983 - Michael Jackson - Thriller

1982 - The Alan Parsons Project - Eye in the sky

1981 - Ennio Morricone - Chi Mai

1980 – John Lennon - Watching the wheels

1979 - Pink Floyd - Another Brick In The Wall

1978 - Starmania - Le Rêve de Stella Spotlight

1977 - Meatloaf - Two Out of Three Ain't Bad

1976 – Paul McCartney - Let ‘Em In

1975 – The Rocky Horror Picture Show – Time Warp

 

Quelques détails sur les choix qui ont guidé l'élaboration de cette playlist
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2009
En 2024, le groupe français Phoenix assurait la partie musicale de la cérémonie de clôture des JO mais en 2009 il conquérait le monde avec leur album "Wolfgang Amadeus Phoenix" et gagnait même un Grammy aux États-Unis.

2008
Poni Hoax. Groupe culte passionnant, cité en référence par de nombreux autres artistes français ou internationaux, Poni Hoax est finalement peu connu du grand public. En 2008, c'est le single "Antibodies" qui les fait connaître et leur permet de tourner dans le monde entier. 

2007
Premier album du groupe MGMT, "Oracular spectacular" a été, en 2007, un des fleurons du nouveau rock psychédélique caractérisé par une forte utilisation de synthés aux sons vintages. Le disque est une collection de tubes, il a été difficile de choisir un morceau en particulier !
(le titre "Kids" est sans doute le plus connu mais le clip qui l'accompagne avec ce petit enfant poursuivi par des monstres, ça me fend trop le coeur).
 
2006
Un extrait live du troisième album d'Émilie Simon, sorti en 2006, peu de temps après avoir triomphé en réalisant la bande originale du film "La marche de l'empereur". Avec ce disque qui mélange chanson française, musique électronique et expérimentale, elle remportera sa troisième victoire de la musique (en 3 albums, ça fait une bonne moyenne). 
 
2005
Voici la chanson idéale pour accompagner une chaude et calme soirée d'été : "Obstacles" un morceau tiré du 2ème album de Syd Matters sorti en 2005. Le groupe français (qui chante en anglais) propose une musique pop-folk mélancolique, articulée principalement autour de la guitare acoustique et la douce voix de Jonathan Morali. Une influence majeure pour moi, vu plusieurs fois en concert !
 
2004 (puis finalement 2017)
Kasabian est un groupe qui cartonne au Royaume-Uni depuis la sortie de leur premier album en 2004 mais qui est, somme toute, assez peu connu en France : des dizaines de récompenses, des albums tous certifiés disques de Platine, et des tubes à la pelle. Au gré de leurs 8 albums studio, Kasabian a mélangé les genres pop, rock, électronique, musique orientale, hip hop, psychédélisme avec un sens du hit efficace (un peu trop parfois). 
 
2003
"There there" de Radiohead. Radiohead c'est pour moi un groupe hors catégorie comme le sont les Beatles ou Pink Floyd par exemple, un groupe qui explore les limites du rock en l'étirant vers l'électro, le jazz ou des sonorités plus expérimentales. 
En 2003, ils sortaient "Hail to the thief", une sorte de synthèse de leurs albums précédents avec toujours en fil conducteur la voix étrange et habitée de Thom Yorke, leur chanteur.
 
2002
"Clocks" de Coldplay. Lorsqu'il sort son premier album en 2000, le groupe est encensé par la critique et rapidement désigné comme les "nouveaux Radiohead". Mais c'est avec leur second album en 2002 que Coldplay va réussir à se démarquer et définir son style notamment avec "Clocks" et son incroyable riff de piano. 
 
2001
En 2001 sortait le deuxième album de Daft Punk, "Discovery". Avec ses multiples samples réarrangés de morceaux des années 70 et 80, le disque est une collection de tubes aux allures "Very Disco" qui permettra aux français d'imposer leur style dans le monde entier. L'album, qui se déguste encore mieux en regardant le film qui l'accompagne "Interstella 5555", comporte aussi quelques morceaux calmes comme celui-ci.
 
2000
Ce que les journalistes ont appelé la "French touch" bat son plein en l'an 2000 avec "Lady" de Modjo qui passe en boucle à la radio. Mais j'avais plutôt envie d'une bonne chanson mélancolique pour illustrer l'an 2000. Et ça tombe bien, il y en a une que j'adore sur l'album "Hagnesta Hill" enregistrée par un groupe pop-rock suédois (Kent) quasiment inconnu en France mais multi récompensé dans leur pays. Une chanson qui monte en intensité tout doucement comme je les aime. 
 
1999
Ah les années 90 ! Quelle belle décennie musicale. C'est l'émergence de la French-Touch mais aussi la grande époque de la britpop (Oasis, Blur, Travis, Stereophonics....). Parmi tous ces groupes anglais, il y en a un que j'aime particulièrement : Supergrass. C'est frais, sautillant et diablement bien arrangé. Leurs chansons sont associées à plein de bons souvenirs. Voici un extrait de leur 3eme album (surnommé "The X-ray album") sorti en 1999.
 
1998
En 1998, quand on découvre " Sexy Boy", le single extrait du 2eme album de Air, "Moon Safari", on adore : c'est français, entre pop et électro, plein de sonorités de synthés bizarres, et il y a ce clip un peu étrange avec un singe... Totalement inclassable pour nous à l'époque ! Le duo français fera d'autres disques formidables par la suite mais c'est ce deuxième album qui restera leur pièce maîtresse. La preuve, après l'Europe ils sont en tournée actuellement aux États-Unis pour jouer exclusivement cet album sur scène plus de 25 ans après. 
 
1997
Plusieurs de mes albums préférés sont sortis dans les années 90 et 1997 remporte la palme de l'année la plus cultissime avec "OK computer" de Radiohead, "In it for the money" de Supegrass, "La bonne attitude" de Sinclair et... "Homogenic" de Björk. C'est donc l'occasion de parler aujourd'hui de l'immense talent de l'artiste islandaise, son univers électro expérimental dingue, sa voix puissante et possédée qui donne des frissons....et un univers visuel tout aussi génial ! 
Petite anecdote : j'ai été interviewé par TF1 sur les Champs Élysées en train de faire la queue à 6:00 du matin pour acheter des places pour son concert.
 
1996
Contingent 96/10 garde à vous ! Enrôlé pour les 10 mois du service militaire sur la base de Romorantin, l'appelé qui "travaille" avec moi (Moïse, un nom qu'on n'oublie pas) est un adepte de rock indé. Un jour il me fait découvrir les américains de Cake et j'ai très vite était séduit par leur style, mélange de rock, de country, de rap et, plus inhabituel, de mariachi avec leurs trompettes omniprésentes. En plus, leurs mélodies sont imparables ! On est allé les voir en concert à Paris à l'Elysée-Montmartre, c'était une soirée super sympa :-) 
 
1995
Il y a 30 ans, on jouait Starmania à Romorantin devant des milliers de spectateurs enthousiastes (enfin c'est ce que ma mémoire un peu sélective a retenu en tout cas). Mais le phénomène musical de 1995 c'est Oasis qui cartonne avec son album "(What's the story) Morning Glory" et son avalanche de tubes britpop ("Wonderwall", "Don't look back in hanger"...). Un ami anglais nous avait expliqué qu'Oasis avait pillé allègrement les Beatles : look, musique, harmonies et même le vocabulaire. Les membres du groupe ne s'en sont d'ailleurs jamais caché mais quel album fantastique au final ! 
 
1994
J'ai toujours affectionné les groupes de pop-rock avec des femmes au chant. Peut-être pour le contraste entre les sonorités graves des guitares et celles plus aiguës de la voix. Et ça tombe bien, il y a plein de bons groupes dans cette configuration : The Cranberries, No Doubt, Evanescence, Portishead, Sprints, The Breeders, Wet Leg, The Last Dinner Party... 
Et en 1994, le groupe Garbage enregistre son premier album. "Queer", "Stupid girl", " Milk", "Supervixen", c'est le début d'une longue série de hits bien ancrés dans leur époque.
  
1993
1993 c'est l'année du bac pour moi. A l'internat on écoute Elmer Food Beat et la Mano Negra mais le week-end, c'est le nouvel album d'Alain Souchon, "C'est déjà ça", qui tourne en boucle. Souchon a un regard mélancolique et désabusé sur la société qui est vraiment unique. Et puis il y a cette chanson, " Foule sentimentale", tellement parfaite dans le message et dans la forme ! 
Mais comme je suis sûr que vous la connaissez par coeur, j'ai choisi un autre extrait de l'album ;-)
 
1992
Avec Etienne et Julien, on organise notre première session d'enregistrement en 1992 avec, à la clé, des tubes comme "La polka du diable", " Voyage pour Istanbul", "Géraldine" dont (heureusement) il n'y a aucune trace sur internet. 
Les textes sont loin d'égaler ceux des Innocents qui sont pour moi un modèle d'écriture : des jeux sur les sonorités, du double sens, du non-sens... A l'auditeur d'interpréter comme il veut. Leurs paroles atteindront des sommets sur l'album "Post Partum" mais, cette année-là (rien à voir avec 62), ce sont les chansons de l'album "Fous à lier" qu'on chante à tue-tête (entre deux morceaux de Nirvana, sacré contraste). Les voir en concert aura été l'occasion pour moi de participer à mon premier Printemps de Bourges.
 
1991
Après une décennie 80's dominée par les synthés (pas toujours de bon goût d'ailleurs), 1991 signe le retour au premier plan du rock à guitares. Nirvana envahit les ondes avec le grunge de "Nevermind", Gun's and Roses surfe sur le succès du film Terminator 2, et Lenny Kravitz perce définitivement avec son album "Mamma Said". Sur ce dernier, les influences de Jimi Hendrix, John Lennon, Led Zeppelin et de la Motown sont flagrantes, et pour notre petite bande d'amis fans des années 60 (Manu en tête) c'était du pain béni. Comme à son habitude, Kravitz assure chant, guitare, piano, basse et batterie sur tous les morceaux.
 
1990
Ambiance féerique dans la playlist avec un extrait de la bande originale du film "Edward aux mains d'argent", sorti en 1990, composée par Danny Elfman. Le musicien a participé à de nombreux projets TV et ciné ("Men in black", "Les Simpson"...) mais, dans l'imaginaire collectif, il est surtout associé aux films de Tim Burton tant son univers musical complète parfaitement l'univers visuel du réalisateur. Que seraient "Beetlejuice", "Batman", ou "L'étrange Noël de Mr Jack" sans ses musiques ! 

1989
Depuis le meurtre de Marie Trintignant c'est délicat de parler de Noir Désir. Et pourtant ce groupe est associé à tellement de moments forts que j'y suis presque obligé.
On est allé les voir à Vitrolles quand le maire FN voulait fermer une salle de concert, on a hurlé et dansé sur "Tostaky" à la fac, on a écouté presque religieusement à l'internat les paroles des "Écorchés" et du "Fleuve". Quant à l'album "Veuillez rendre l'âme (à qui elle appartient)", sorti en 1989, on l'a passé en boucle avec Vincent lors d'un week-end à Tours. Bref, un groupe incontournable pour des adolescents en quête de sens et d'envie au début des années 90.
 
1988
Avec son regard sur le monde tantôt révolté tantôt résigné, son langage argotique et sa faculté de toujours trouver un angle d'attaque original pour aborder un thème , Renaud était médiatiquement incontournable dans les années 80 (collectif pour l'Éthiopie, le scandale "Miss Maggie", le film " Marche à l'ombre"...). 
En 1988, Renaud sort "Putain de camion" en hommage à son ami Coluche mort deux ans auparavant (Renaud était parrain de Romain, un des fils de Coluche). Au milieu de plusieurs morceaux qui sont devenus des classiques de son répertoire ("Socialiste", "La mère à Titi", "Triviale poursuite"), il y a cette petite chansonnette aux paroles excellentes et qui est en plus parfaitement adaptée à cette période d'anniversaire.
 
1987
En 1987 sort le premier album de Terence Trent d'Arby, "Introducing the hardline according to Terence Trent d'Arby". Mélange de pop-rock et de soul, le disque est acclamé par les critiques et le chanteur est considéré alors comme le futur Michael Jackson, même s'il ne confirmera finalement pas les attentes. En plus d'être un album que j'aime beaucoup, il a une place particulière car je pense que c'est le premier album que j'ai acheté, en K7 à l'époque  (ça se joue entre lui et "Diesel and dust" de Midnight Oil). 
Ne soyez pas étonné par le nom de l'interprète sur la vidéo, je découvre que le chanteur a changé de nom en 2001.
 
1986
Quand on regarde les classements du Top 50 de l'année 1986, on a l'impression d'être devant un best of des années 80 : Mylène Farmer "Libertine", Gold " Capitaine Abandonné ", Jeanne Mas " En rouge et noir", Images "Les démons de minuit", Niagara " L'amour à la plage", Téléphone "Le jour s'est levé", A-Ha " Take on me", "Bananarama " Venus", Madonna "Papa don't preach", Lionel Richie" Say you say me", The Communards "Don't leave me this way", Europe " The final countdown ", Cock Robin " When your heart is weak"... Et j'en passe, c'est assez impressionnant.
Et puis il y a du Goldman, beaucoup de Goldman. Et oui, pour 1986 c'est Jean-Jacques qui est à l'honneur. Il faut dire qu'il a accompagné toute notre génération pendant 20 ans, les boums du samedi, les danses du nouvel an, les moments de spleens étudiants... 
L'année 86 a été marquée par la mort de Coluche et de Balavoine, et, en janvier, il rendait hommage en direct à ce dernier avec cette chanson émouvante.
 
1985
Ah les années 80, une époque où on avait l'impression que le monde tournait un peu plus rond chaque jour. Fin de la guerre froide, Union Européenne, les Restos du coeur, SOS Racisme... le temps était à la fraternité. 
Qui de mieux que Balavoine pour l'incarner ! 
En 1985 sort son dernier album "Sauver l'amour" plus que jamais emprunt d'humanité mais aussi d'un certain fatalisme. J'ai l'impression qu'on a écouté ce disque en boucle lors de nos vacances d'été suivantes.
 
1984
En 1984 France Gall sort l'album "Débranche !". Avec le recul, c'est peut-être le disque issu de sa collaboration avec Berger qui a le moins bien vieilli ; il sonne vraiment très années 80 avec des synthés et des boîtes à rythme typiques mais pas toujours de bon goût. Mais, paradoxalement, je pense que c'était ce qui nous plaisait à l'époque et, en 84, "Calypso", "Hong Kong Star" et "Débranche !" ont longtemps monopolisé le tourne-disque du salon. Et puis il y a quand même deux petites perles sur cet album : le délicat "J'ai besoin de vous" et le poétique "Cézanne peint". 
 
1983
1983 c'est la révolution. Michael Jackson vient de sortir l'album "Thriller" et les frontières bougent. Musicalement il mélange les styles (Funk, Rock, Soul, Pop, R&B...) et casse les codes. Mais c'est surtout visuellement qu'il va frapper un grand coup avec ses clips montés comme des films, ses danses, le mystère entretenu sur son mode de vie (singe, caisson, couleur de peau...).
Dans chaque fête par la suite, on avait toujours quelqu'un pour se lancer dans un Moonwalk approximatif (généralement Alexandre dans mon cas) mais encouragé frénétiquement par l'assistance.
Et puis il y a le clip de "Thriller" ! Quelle claque ! La musique, la transformation en loup-garou, les zombies qui dansent. On avait réussi à l'enregistrer sur K7 VHS et on l'a regardé un nombre incalculable de fois, parfois juste avant d'aller à l'école le matin. Mais, la vue de morts-vivants si jeune ne nous a finalement pas traumatisés.
 
1982
En 1982 le groupe The Alan Parsons Project sort ce qui deviendra son plus grand succès "Eye in the sky", petit clin d'oeil (c'est le cas de le dire) à "1984" de George Orwell. Alan Parsons a commencé comme ingénieur du son (pour les Beatles et Pink Floyd notamment) avant de se lancer dans la composition. Si les premiers disques du groupe étaient des albums concept de rock progressif (le premier sur les oeuvres d'Edgar Poe, et le second sur "Les robots" d'Asimov, deux albums fantastiques je les conseille vivement), "Eye in the sky" se veut plus abordable et va cartonner dans le monde entier grâce à la chanson "Eye in the sky" et les instrumentaux "Mammagamma" et "Sirius" maintes fois utilisés au cinéma (récemment dans "L'amour ouf" d'ailleurs). Le genre de musique qui me relaxe instantanément. 
 
1981
En 1981, Belmondo est à l'affiche du film "Le professionnel" dont Ennio Morricone signe la musique avec un thème devenu emblématique (un peu aussi grâce à Royal Canin peut-être). 
Dans les années 80, on achetait régulièrement des albums de bandes originales de films. Il faut dire qu'énormément de longs métrages avaient une véritable identité sonore ("Midnight express", "Le grand bleu", "Indiana Jones"...) sans parler de tous les films axés sur la danse (" Flashdance", "Footloose", " Dirty dancing"...). 
Et Ennio Morricone est pour moi associé à des films de Sergio Leone que je ne me lasse pas de revoir (la Trilogie du dollar notamment).

1980
Nous voici en 1980. Cette année là, après avoir passé 5 ans reclus dans son appartement de Central Park à élever son fils, John Lennon sort ce qui sera son dernier album. En paix avec lui-même, le disque est une ode à la vie de famille et s'articule autour d'un format original puisqu'il alterne le chant avec sa femme, Yoko Ono, une chanson sur deux (d'où le nom de l'album : "Double fantasy"). Au final, ça revient à passer une chanson sur deux car, bon, la voix de Yoko.... (et encore elle n'est plus dans sa période "enfermée dans un sac à pousser des hurlements aigus"). Il sera assassiné quelques jours après, devant chez lui, alors qu'il allait souhaiter une bonne nuit à son fils avant de retourner en studio.

1979
C'est l'année de sortie de " The Wall" par Pink Floyd. Depuis l'album "The Dark Side of the Moon", les Floyd sont devenus des superstars mais ils supportent mal la célébrité et rêvent de bâtir un mur sur scène entre eux et les fans hystériques. Ce sera le début du concept. Le disque relate finalement la santé mentale déclinante d'un homme (accumulation de traumatismes, enfance, éducation violente, drogue...) dont l'esprit se réfugie petit à petit derrière un mur.
Un album puissant et malaisant qui sera magnifiquement mis en image par le réalisateur Alan Parker quelques années plus tard pour le cinéma.

1978
En 1978 c'est la sortie de la première version de Starmania ! Et oui cet opéra-rock aura bientôt 50 ans lui aussi. On l'a déjà dit mais l'histoire de Zéro Janvier, ce businessman d'extrême droite qui se lance en politique et devient président de l'Occident, n'a jamais été autant d'actualité. Et, bien sûr, il y a en toile de fond la course à la popularité que mènent la plupart des personnages dont Stella Spotlight qui, pour relancer sa carrière d'actrice, trahit ses convictions et se marie avec Zéro Janvier.

1977
Le chanteur Meat Loaf sort l'album "Bat out of hell", un disque aujourd'hui peu cité en référence et pourtant c'est le 5eme album le plus vendu de tous les temps. Derrière "Thriller" et "The dark side of the moon", il devance n'importe quel disque des Beatles, de Led Zeppelin ou d'Adèle par exemple. L'album réussit à être musicalement très travaillé avec ses mélodies accrocheuses, ses longs morceaux aux multiples changements, son mélange de morceaux rock et de belles ballades mais également très léger avec ses paroles pleines d'humour et d'autodérision comme sur "Two out three ain't bad" qu'on pourrait traduire par "deux sur trois c'est pas mal".

1976 
Je vous ai mis du Lennon dans la playlist en 1980, il fallait bien que je vous mette du McCartney pour équilibrer le binôme créatif des Beatles. Et ça tombe bien car, en 1976, Paul est au sommet avec son groupe Wings. Après des débuts difficiles suite à la séparation des Beatles, il retrouve le succès. Il revient d'une énorme tournée mondiale, a composé la musique d'un James Bond, ses singles se vendent par millions et l'album qui vient de sortir ("Wings at the speed of sound") contient une de ses meilleures chansons : "Let 'em in".

Et voilà 1975
La logique de cette playlist est de choisir une chanson d'un de mes albums préférés de l'année concernée. Et pour 1975, ce sera donc un extrait du Rocky Horror Picture Show.
D'abord parce que c'est une comédie musicale et puis surtout parce que les chansons sont tellement sympas, c'est l'album parfait pour démarrer la journée du bon pied. 
Une petite vidéo avec l'arrivée de Brad et Janet (damnit! ) au château de "Frankenstein".
 
 

 
 
 
 
 

 

28 août 2025

Pulp, Ty Segall et Matt Berninger assurent la rentrée

Pulp - "More"

S'il y a un retour qu'on n'attendait pas c'est bien celui de Pulp. Incontournable dans les années 90, le groupe n'avait plus rien sorti depuis près de 25 ans et n'était plus vraiment actif. Et le moins qu'on puisse dire c'est que le retour est réussi car c'est incontestablement un des meilleurs albums de cette année ! Le groupe ne cherche pas à moderniser sa recette et reste conforme à son style britpop. Mais ça ne signifie pas non plus que le travail est bâclé bien au contraire car on ressent que Pulp y met du cœur et de l'intensité comme sur le morceau "Tina" et ses cordes impeccables. Cette force passe aussi par les envolées du chant de Jarvis Cocker ("Spike Island", "Grown Ups", "Slow Jam") et ses faux airs de David Bowie. Il y a énormément de bons titres dans cet album à ne pas rater.



Matt Berninger - "Get Sunk"


Le chanteur du groupe américain "The National" nous embarque pour un nouvel album solo cette année.
Et c'est une vraie réussite, dès la première écoute on est séduit par la beauté de son ambiance mélancolique, tout en sobriété dans les arrangements, qui semble nous envelopper. Et cette ambiance est notamment instaurée par la magnifique voix de crooner du chanteur qui use (sans abuser) d'un détachement et d'un phrasé presque parlé ("Nowhere Special") ce qui n'empêche pas à de belles mélodies d'émerger ("Frozen Oranges", "No Love", "Little By Little"). "Get Sunk" est un écrin soyeux pour y faire reposer son spleen.



Ty Segall - "Possession"

Alors qu'on identifie plutôt Ty Segall au garage-rock, le compositeur revient cette année avec un album qui est une magnifique plongée dans des sonorités 70's. Mais il est vrai que le musicien est un touche-à-tout très productif. Les arrangements acoustiques (piano, cordes, cuivres) et les guitares électriques aux effets vintages s'associent au gré de mélodies et d'harmonies qui nous ramènent 60 ans en arrière comme sur "Shoplifter". Chaque morceau possède néanmoins sa propre identité  ("Buildings", "Hotel") et on n'est par conséquent jamais confronté au sentiment de répétition auquel on pourrait s'attendre. Un bel exercice de style !



24 juin 2025

Arcade Fire, Animal Triste, Marie-Flore : des artistes confirmés et d'autres qui confirment

Animal Triste - "Jericho"

Après un premier disque exceptionnel (sorti en 2020) et un deuxième en demi-teinte, Animal Triste fait son retour avec un nouvel album plus rock que jamais. Le premier morceau "Ave Satan" donne le ton : nous voilà plongés dans une épopée démoniaque. Les guitares électriques s'en donnent à cœur joie, le chanteur (en grande maîtrise) fait monter en intensité les morceaux et les chœurs ajoutent ce petit truc en plus pour parfaire l'ambiance dantesque et ténébreuse.
Des mélodies impeccables, des arrangements très riches, des titres puissants comme "River of Lies" ou "Teenage Wheels", on ne s'ennuie pas une seconde dans cet excellent nouvel opus.




Arcade Fire - "Pink Elephant"

Arcade Fire fait partie des mastodontes de l'industrie musicale, le groupe remplit les plus grandes salles du monde et est suivi par une importante communauté de fans.
Après un précédent album ("WE") de très bonne facture (sans atteindre le niveau des premiers opus du groupe comme "Funeral" et "The Suburbs" par exemple), on était dans une position d'attente positive avant d'écouter "Pink Elephant", et ce malgré les déboires judiciaires actuels du leader Win Butler.
L'album semble vouloir être un retour aux sources, avec des arrangements globalement plus épurés, et on a même parfois le sentiment d'écouter des morceaux encore à l'état d'ébauche. Malgré cela, force est de constater que le groupe a toujours la patte pour écrire de bonnes chansons qui restent en tête ("Circle of Trust") avec toujours une petite dose d'originalité ("Alien Nation"). Les chansons s'enchaînent (littéralement) et si, au final, ce disque n'est sans doute pas le meilleur du groupe, il reste néanmoins un excellent album avec de très bons moments comme "I Love Her Shadow".


 

Marie-Flore - "Ex Aequo"

Cinquième album pour Marie-Flore et le troisième en français. La chanteuse reste dans le registre dans lequel elle excelle à savoir les chansons de rupture. Vraiment pas de chance en amour cette pauvre Marie-Flore, à croire qu'elle n'arrête pas de se faire plaquer depuis des années.
Musicalement, les boîtes à rythmes des premiers albums ont cédé la place à une orchestration plus classique, qui tourne majoritairement autour du piano avec quelques touches de cordes parfois.
Si la recette est inchangée, la chanteuse réussit à susciter l'intérêt grâce à un sens de la formule qui fait mouche ("Tout dit") et une manière de chanter bien à elle (avec des syllabes en contretemps) qui fait son originalité. Elle surprend même en lâchant un peu plus sa voix sur "Que veux tu". Son univers mélancolique un brin résigné se termine en beauté avec le parfait "De Nous Deux".